Dimanche après-midi, des marches organisées par la «Manif pour tous» ont eu lieu dans plusieurs villes de France. Ces manifestations de protestation contre la «familiophobie du gouvernement» ont rassemblé quelques milliers de personnes à Versailles ou à Blois, et quelques centaines à Montpellier, où un groupe anti-fasciste avait, en retour, prévu de suspendre des banderoles sur le trajet du cortège (photo).

À l’origine de cette action, le collectif Antifasciste 34 a déclaré avoir été attaqué par un groupe de personnes issu de la manifestation et appartenant à un groupe identitaire, alors qu’il se trouvait au premier étage du parking Laissac: «Les militant.e.s ont été violemment agressé.e.s par six à huit hommes accompagnés d’un chien et armés de poings américains, de barres de fer, de chaînes et de nunchaku. La possession de telles armes prouve la préméditation de l’agression commise.» Selon le collectif, certains de ces hommes seraient membres du groupe d’extrême droite la Ligue du Midi et auraient déjà été condamnés pour des actes similaires. Neuf militant.e.s ont été blessé.e.s au cours de l’agression. Un autre groupe s’était rassemblé pour protester contre la tenue de cette manifestation contre l’égalité des droits: «Ils/elles ont été encerclé.e.s par la police, qui a arrêté un mineur soupçonné… d’avoir jeté un œuf».

«Les militant.e.s agressé.e.s dénoncent la répression différenciée d’agents de police qui, d’un côté, laissent s’échapper une bande organisée d’hommes facilement repérables puisque armés, accompagnés d’un chien et en possession de matériel volé, venant d’agresser avec préméditation quinze personnes; et de l’autre arrêtent un adolescent de 15 ans en possession d’un œuf».

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