Au Front national, la vie privée est à géométrie variable, comme le montre l’interdiction du livre Le Front national des villes et le Front national des champs (lire Deux cadres du Front national font interdire un livre qui évoque leur vie privée). Quand il s’agit pour Marine Le Pen d’entretenir le storytelling médiatique, elle n’hésite pas à poser avec son compagnon, Louis Alliot, dans Paris Match.

Mais pour le vice-président du FN Florian Philippot, figure majeure du parti d’extrême droite, l’argument de la vie privée arrive à point nommé quand on l’interroge sur sa sexualité. Ce fut le cas en janvier 2013 sur le plateau de l’émission de RMC Les Grandes Gueules.

Invité en plein débat sur le mariage pour tous, Florian Philippot refuse de répondre à la question pourtant toute simple des journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot: «Homosexuel, hétérosexuel?» «Question sans intérêt, je ne parle jamais de ma vie privée», répond Florian Philippot, qui explique plus tard, face à l’insistance des journalistes: «Vous ne saurez rien de la vie privée des gens du Front national, vous ne saurez rien de la vie privée de Marine Le Pen». Au FN comme ailleurs, il y a vie privée et vie privée.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Florian Philippot, hétérosexuel ou homosexuel ? « Vous ne saurez rien de ma vie privée ! »