Edith Windsor et Thea Spyer ont passé plus de 40 ans ensemble. Mariées au Canada en 2007, elles n’ont jamais été reconnues comme un couple par leur pays, les États-Unis. Lorsque Thea est morte en 2009 en léguant à sa compagne l’appartement dont elle était propriétaire, l’administration fiscale a réclamé 363053 dollars à sa conjointe. Une somme que celle-ci n’aurait pas eu à payer si leur mariage avait été reconnu. En dépit de nombreuses difficultés, Edith Windsor, qui n’était jusque-là pas une fervente militante, est devenue une figure de la lutte contre DOMA, cette loi qui interdisait à l’État fédéral de reconnaître les mariages de couples de même sexe.

Lorsque la Cour suprême a jugé cette loi inconstitutionnelle, Michelle Obama en personne a salué le combat d’Edith Windsor. Et celle-ci est devenue «la matriarche» des LGBT, selon le Time. Les journalistes de la rédaction l’ont retenue parmi les personnalités qui ont marqué l’année 2013. Si elle n’a pas eu autant d’influence que le pape François, son parcours et son témoignage ont permis de changer la vie de millions de personnes, qui ont pu bénéficier des mêmes avantages fiscaux ou migratoires comme la carte verte. Le Time lui consacre donc un long et beau portrait sur son site, assorti de deux vidéos très émouvantes.

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