Des manifestations ont eu lieu hier, mercredi 11 décembre, à New Delhi, Bombay et Calcutta après que la Cour suprême a annulé un arrêt de 2009 dépénalisant l’homosexualité en Inde. Plusieurs associations et ONG en ont profité pour annoncer qu’elles contesteront la décision de la Cour et demanderont sa révision.

Le réalisateur gay Onir a fait part de son état d’esprit au Times of India:

«Cela nous ramène des années en arrière. Mais notre voix n’en sera que plus forte. Ce jugement a provoqué une large déception. Des gens en dehors de la communauté homosexuelle nous soutiennent désormais dans notre combat.»

«Le pays allait de l’avant depuis une quinzaine d’années et c’est un grand pas en arrière, a commenté un manifestant à New Delhi auprès de la BBC. La Cour suprême n’a manifestement pas vu à quel point cette loi est importante dans la vie des gens et à quel point elle est destructrice.»

Le site DNA India propose une galerie de photos des manifestant.e.s à Bombay.

Dans un communiqué, l’Inter-LGBT a exprimé sa «solidarité envers les personnes LGBT et leurs défenseurs en Inde»:

«La Cour suprême affirme que les droits garantis par la Constitution indienne ne s’appliquent pas à une partie de la population, et signale que l’État indien ne protégera pas les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans’ de cet immense pays de la stigmatisation, de la discrimination et des violences. Au contraire, en qualifiant d’actes criminels les relations sexuelles consensuelles entre adultes et en ressuscitant la section 377 de la loi indienne, la Cour suprême encourage la stigmatisation et les violences à l’encontre des personnes LGBT.»

Un rassemblement parisien en soutien aux LGBT d’Inde est prévu aujourd’hui à partir de 18h30 sur la place du Châtelet.

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