C’est aujourd’hui que se tenait la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, décédé jeudi dernier à l’âge de 95 ans (lire Nelson Mandela: son héritage pour les LGBT d’Afrique du Sud). Parmi la centaine de chefs d’État réuni.e.s pour rendre hommage à l’ancien président sud-africain, Barack Obama et Raul Castro, qui ont échangé une poignée de mains qualifiée d’«historique», juste avant que le président des États-Unis prenne la parole. «Sa lutte fut votre lutte. Son triomphe fut votre triomphe.Votre espoir et votre dignité ont trouvé leur expression dans sa vie, et votre liberté, votre démocratie sont son héritage», a affirmé Barack Obama après avoir remercié le peuple sud-africain d’avoir partagé Nelson Mandela avec le reste du monde.

Dans un long discours, le président américain a tenté de mettre en pratique les leçons de Nelson Mandela, et a souligné que malgré les avancées, le chemin est encore long. «En Amérique comme en Afrique du Sud, et dans d’autres pays du monde, nous ne pouvons pas laisser nos progrès masquer le fait que le travail n’est pas terminé. Les luttes qui suivent la victoire de l’égalité formelle et de l’universalité ne sont peut-être pas aussi théâtrales et moralement claires que les précédentes, mais elles n’en sont pas moins importantes.

«Tout autour du monde aujourd’hui, on voit toujours des enfants qui souffrent de la faim, de la maladie. On voit toujours des écoles en ruines. On voit toujours des jeunes gens avec peu de possibilités d’avenir. Tout autour du monde aujourd’hui, des hommes et des femmes sont toujours emprisonné.e.s pour leurs opinions politiques, persécuté.e.s en raison de leur apparence, de leurs croyances ou de qui ils et elles aiment. Cela arrive encore aujourd’hui»

«Nous aussi, nous devons agir pour la justice. Nous aussi, nous devons agir pour la paix. Il y a trop de gens qui embrassent l’héritage de réconciliation raciale de Madiba mais qui résistent de toutes leurs forces contre les réformes même les plus modestes qui permettraient de lutter contre la pauvreté chronique et les inégalités croissantes. Beaucoup de dirigeants se disent solidaires avec le combat de Madiba pour la liberté, mais qui ne tolèrent pas la critique de leur propre peuple. Et il y a trop de gens qui restent en retrait, dans le confort de l’autosatisfaction ou du cynisme, alors que nos voix devraient être entendues.»

Le discours traduit sur i>Télé:

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Le discours seul:

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