À deux mois du début des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, le projet From Sochi With Love est en préparation et un appel à dons vient d’être lancé. Cette initiative vise à contrôler la façon dont les personnes LGBT seront reçues pendant cet événement: «Le Comité international olympique (CIO) va-t-il tenir sa promesse et s’assurer que les participant.e.s, les fans et les athlètes LGBT ne vont pas être discriminé.e.s lors de ces Jeux olympiques à Sotchi? Nous avons décidé d’envoyer des athlètes nationaux pour nous en assurer. Si les couples hétérosexuels peuvent s’embrasser, se donner la main et s’exprimer aux Jeux olympiques de Sotchi, pourquoi pas les couples homosexuels?»

LE RISQUE D’ALLER EN PRISON
Plusieurs personnes se sont déjà engagées à participer à From Sotchi With Love, mais il manque encore des fonds pour les envoyer en Russie: «Nous lançons cette collecte de fonds afin de couvrir les dépenses: les visas, l’hôtel, les transports (venant de différents continents), les repas, vaccins, assurances et téléphones pour tous les participants qui iront à Sotchi. Aucun.e des participant.e.s ne sera payé.e, mais ils et elles ont donné leur accord concernant la possibilité d’être envoyé.e en prison pour leur action.» Pour le moment, les organisateurs/trices doivent néanmoins préserver leur anonymat: «Pour la sécurité des personnes participantes, nous ne dévoilerons aucun nom ni aucune nationalité, ni avant, ni lorsqu’elles seront à Sotchi jusqu’à ce qu’elles rentrent. Leur visas sont déjà prêts. Toutes les personnes qui participeront au projet seront tenues au courant pendant les événements à Sotchi.»

LE CIO, TROP ABSENT SUR L’HOMOPHOBIE
Le projet est aussi un moyen d’envoyer un message au CIO afin de lui rappeler les valeurs d’égalité et de non-discrimination qu’il doit véhiculer et que les pays hôtes sont tenus de respecter eux aussi:

«Nous sommes très déçu.e.s de la manière dont le CIO gère l’homophobie en général, en sélectionnant par exemple Yelena Isinbayeva comme l’ambassadrice des JO de la jeunesse malgré ses propos homophobes; ou pour ne pas avoir amendé la charte olympique, et à Sotchi plus spécifiquement pour ne pas avoir dénoncé les lois discriminatoires anti-gay en Russie. Nous espérons que plus d’athlètes vont demander à ce que la charte olympique soit amendée pour inclure l’orientation sexuelle, avec la race, les idées politiques, le genre et la religion comme motifs à discrimination. Nous pensons que les athlètes ont une responsabilité: celle de faire respecter les idéaux olympiques et de préserver l’esprit olympique. Et vous?»

Participez à la collecte de fonds de From Sochi With Love et suivez l’actualité du projet sur Facebook.