Après avoir été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) début novembre pour avoir exclu les couples de même sexe des pactes de vie commune, la Grèce va peut-être prochainement modifier cette loi.

DÉFENDRE LA DÉMOCRATIE
Mardi dernier, des représentant.e.s du Mouvement socialiste panhéllenique (Pasok) se sont en effet entretenu.e.s à ce sujet avec le ministre de la Justice, Charalambos Athanassiou et ont affirmé qu’ils allaient travailler à faire évoluer la législation. Une mesure contre la discrimination que soutient Yiannis Ioannidis, secrétaire général du ministère de l’Intérieur:

«Les défis modernes auxquels fait face la Grèce sont tels qu’il faut établir un consensus le plus large possible au moins sur des questions élémentaires, comme la façon dont le gouvernement gère le phénomène qui menace à la fois les citoyen.ne.s et la démocratie.»

MENACE D’EXCOMMUNICATION
Cette annonce du Pasok a provoqué une levée de boucliers du côté des conservateurs, et plus particulièrement chez un chef religieux, l’évêque Seraphim. Ce leader grec-orthodoxe a vivement condamné cette volonté politique de faire que «ce terrible péché de l’homosexualité, de la sodomie, ces relations sexuelles non naturelles, la pédérastie et la pédophilie apparaissent comme un comportement normal.» Il a par ailleurs menacé d’excommunication tout.e député.e qui voterait en faveur de l’ouverture des unions civile pour les couples de même sexe.

L’AMENDEMENT DE LA GAUCHE DÉMOCRATE
La décision de la CEDH a visiblement fait réagir les politiques grecs, puisqu’avant le Pasok, c’est la Gauche démocrate (Dimar) qui a fait un pas vers l’égalité le 21 novembre. Les député.e.s ont soumis au vote du Parlement un amendement sur la loi concernant les pactes de vie commune, pour la modifier afin qu’elle bénéficie aussi aux couples gays et lesbiens.

Photo George Voudouris