Réalisée en trois vagues – 1990-1991, 1999-2001 et 2010-2012 –, l’étude Natsal permet de suivre l’évolution des comportements sexuels en Grande-Bretagne à travers les réponses de plus de 45000 personnes.

Il en ressort notamment que la proportion de femmes qui ont eu au moins une expérience homosexuelle (11,5%) est désormais supérieure à la proportion d’hommes dans la même situation (8%). Chez les femmes âgées de 16 à 44 ans, la proportion est passée de 3,7% lors de la première enquête Natsal à 16% pour la dernière, tandis que chez les hommes, pour cette même tranche d’âge, elle était de 6% en 1990-1991 et de 7,3% en 2010-2013.

«En ce qui concerne certains comportements sexuels, la différence selon le genre diminue, mais dans d’autres on voit les femmes dépasser les hommes quant à la diversité de leurs comportements, a expliqué à l’International Business Times Kaye Wellings, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, qui a pris part à l’enquête. Ces tendances doivent être examinées dans un contexte de profonds changements dans la place des femmes dans la société, des normes qui régissent leurs modes de vie et des représentations de la sexualité féminine dans les médias.»

La première étude Natsal a été lancée pour répondre à un besoin grandissant d’informations sur les comportements sexuels dans le contexte de l’épidémie de VIH/sida. À l’époque, le gouvernement de Margaret Thatcher avait refusé de la financer.

L’enquête porte également sur les infections sexuellement transmissibles, l’âge des premiers rapports sexuels, les rapports non consentis, les relations entre état de santé et sexualité, les grossesses non désirées… Les résultats devraient permettre aux autorités d’adapter leurs campagnes d’information et de prévention.

Lire l’étude (en anglais, accès libre sur inscription) sur le site de The Lancet.