Mercredi dernier, quatre des cinq femmes jugées à Dakar pour «actes contre nature» ont été libérées. Arrêtées par les autorités lundi 11 novembre alors qu’elles fêtaient un anniversaire dans un bar, elles risquaient, en vertu de l’article 319 du Code pénal, qui condamne implicitement l’homosexualité au Sénégal,, un à cinq ans de prison et une lourde amende. Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas assez de preuves à charge contre les quatre jeunes femmes, qui ont toujours nié s’être embrassées dans le bar où la police les a arrêtées. Au moins une d’entre elles fait partie de l’association Sourire de femmes, qui milite pour les droits des lesbiennes au Sénegal.

La cinquième accusée a été présentée au juge le vendredi suivant. Son dossier a été traité séparément, puisqu’elle est encore mineure. Le bar où les cinq femmes ont été appréhendées par les forces de l’ordre a quant à lui été fermé pour une durée de six mois.

Plusieurs médias locaux fustigent la pression occidentale qui auraient selon eux empêché la condamnation des cinq femmes et évoquent la présence à l’audience du Haut-commissaire des Droits de l’homme, qui aurait aussi influencé le verdict du juge.

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