Plusieurs associations ont répondu présentes à la veillée organisée par Acceptess-T place de la Bastille à Paris à l’occasion de la Journée internationale en souvenir des victimes de la transphobie (TDoR) dont Act Up-Paris, le Mag Jeunes LGBT, le Glup et l’Inter-LGBT. L’objectif: rendre hommage aux victimes de meurtres transphobes à travers le monde. Ces douze derniers mois, Transgender Europe a recensé 238 cas d’assassinats en raison de l’identité de genre des personnes.

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A Nantes, le Purple Block et les Dures à Queer ont mené hier leur action Trans’ Invaders sur le cours des 50 Otages, tout proche du centre-ville. Les affiches ont été placardées sur les palissades à proximité de l’arrêt du tramway, suscitant l’intérêt et la curiosité des nombreux/euses passant.e.s. Les militant.e.s en ont profité pour distribuer des lexiques sous forme de flyers (recto et verso) pour expliquer l’objectif du TDoR et sensibiliser aux discriminations à l’encontre des personnes trans’ et sur les questions de transidentité.

«Cette action est assez réussie, confirme à Yagg Neil du Purple Block. Ce qui est assez nouveau, et différent quand on compare avec l’hostilité rencontrée contre le mouvement gouine-pédé, c’est qu’il y a une vraie méconnaissance des personnes trans’. Il y avait beaucoup de stupeur dans les réactions des personnes que nous avons rencontrées. On ne s’est pas heurté.e.s à des avis tranchés ou hostiles, car la plupart des gens n’ont pas d’avis formés. Là-dessus, nous avons justement un rôle à jouer.»

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A Toulouse le soirée a été très intime, comme le raconte à Yagg Florence Bertocchio:

«Même si il n’y avait pas beaucoup de monde, environ une trentaine de personnes, c’était une très belle soirée. Aujourd’hui, je sens que la communauté trans’ toulousaine commence à se retrouver et ça a donné une veillée très détendue et apaisée. Il n’est pas question de faire un événement festif comme une gay pride, mais au contraire, créer à l’occasion du TDoR un temps d’échanges, quelque chose de convivial.»

Même si la Semaine des transidentités n’est pas encore terminée, Florence Bertocchio est déjà très satisfaite de cette édition:

«Cet événement a été créé à partir de rien il y a seulement deux ans, et sur une thématique très confidentielle. Ce qu’il en ressort aujourd’hui est déjà très positif et encourageant pour la suite.»

Photo Karine Pelgrims