Une large majorité des parlementaires écossais.es ont voté favorablement sur le principe d’une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe avec 98 voix contre 15 et 5 abstentions. Les élu.e.s ont voté sans aucune consigne partisane. Le projet de loi présenté le gouvernement a rallié des voix de tous les partis représentés au Parlement. Après ce premier vote, les membres du Parlement auront à se prononcer sur les amendements, puis un vote final aura lieu avant que le projet de loi soit promulgué par la reine Elizabeth II.

«UNE SOCIÉTÉ PLUS TOLÉRANTE»
Lors de cette première étape, Ruth Davidson, une lesbienne à la tête du groupe conservateur, a expliqué pourquoi elle soutient ce projet de loi:

«Je veux que le droit de se marier soit étendu, pas seulement à moi, mais aussi aux milliers de gens à travers l’Écosse à qui l’on oppose que la loi dit « non ». Ces gens ne peuvent épouser l’amour de leur vie, ils n’en ont pas le droit. Et à moins que nous changions la loi, ils ne seront jamais autorisés à le faire.»

Alex Neil, chargé de la Santé au gouvernement écossais et promoteur de la loi, a confié ses espoirs que le passage de cette loi contribuera à «créer une société plus tolérante».

Les opposant.e.s ont avancé l’idée que le mariage a pour définition l’union d’un homme et d’une femme. La travailliste Elaine Smith a déploré la multiplication des attaques personnelles à son encontre depuis qu’elle s’est exprimée contre ce projet de loi. Elle estime que sa liberté d’expression n’est pas protégée. Le conservateur Alex Johnstone a de son côté livré quelques considérations sur l’effondrement de la société et la nécessité de faire marche arrière pour retrouver de la stabilité, rapporte la BBC.

Dans sa rédaction actuelle, la loi protège les institutions religieuses qui ne peuvent être accusées de discrimination si elles refusent de marier un couple de même sexe. Avant la rédaction du texte, le gouvernement a consulté les citoyen.ne.s et reçu 77508 réponses, un record. Une fois la loi intégralement votée, les premiers mariages pourraient avoir lieu à partir de 2015.

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