Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, a annoncé son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet avant de demander à celle-ci de signer sa «charte» contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. «Il n’y a pas 36 solutions. Sinon, c’est Anne Hidalgo!», a averti l’ex-égérie de la «Manif pour tous», en présence d’Anne-Sophie Souhaité-Grouchka et Franck Margain, deux chef.fe.s de file de la candidate UMP. Dans un communiqué envoyé ce mardi 19 novembre, Bruno Julliard (à gauche sur la photo), porte-parole de la candidate socialiste à la mairie de Paris, a réagi:

«Constante au moins dans ses revirements, à l’image de son abstention lors du vote du projet de loi à l’Assemblée, Nathalie Kosciusko-Morizet affirme désormais qu’elle ne soutient pas la charte proposée par Frigide Barjot mais ne se prononce pas sur la présence embarrassante de ses deux émissaires. Il s’agit soit d’une ambiguïté délibérément entretenue pour tromper les Parisiens, soit d’un problème majeur de cohérence politique entre la candidate et ses soutiens.

À l’heure où les Parisiens attendent des propositions sérieuses pour répondre à leurs besoins quotidiens, notamment en matière de logement, on ne peut que relever l’indécence de ces échanges de bons procédés entre la députée de l’Essonne et celle qui s’est récemment vue condamner par la justice à quitter le logement social de 173 m2 qu’elle occupe indûment dans le XVe arrondissement.»

Il rappelle par ailleurs qu’il y a quelques mois, Virginie Merle-Tellenne avait été reçue par l’équipe de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour Bruno Julliard, il y a entre les deux femmes «un soutien réciproque».

Dans une tribune publiée sur le Huffington Post, Ian Brossat, porte-parole des communistes dans l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo, a renchéri:

«La candidate de la droite parisienne a rejoint la sainte alliance des homophobes esquissée par de nombreux élus UMP parisiens au moment du vote de la loi Taubira. Il n’y a plus d’ambivalence qui tienne, plus de masque bienveillant. Les combats de Mme Kosciusko-Morizet sont bel et bien ceux de sa famille politique. Les Parisiens ne seront pas surpris: la droite a toujours cultivé ses sorties et ses saillies homophobes dans la capitale.»

Photos YouTube (Ian Brossat) / Dailymotion (Bruno Julliard)