Des habitant.e.s de Fontgombault, dans l’Indre, ont alerté la presse, scandalisé.e.s après avoir pris connaissance du compte-rendu du conseil municipal qui s’est tenu le 24 octobre. Les élu.e.s du village ont majoritairement décidé de refuser de marier des couples de même sexe au motif qu’existe «une loi naturelle supérieure aux lois humaines». Le maire Jacques Tissier, et ses adjoint.e.s ont indiqué que la démission serait la seule issue dans le cas où «ils seraient contraints de procéder à un tel acte de mariage qu’ils désapprouvent formellement».

«HORS DE QUESTION DE MARIER DES PÉDÉS»
Le raisonnement des élu.e.s de la commune se fonde sur l’idée que les couples homosexuels sont «radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union et par conséquent de l’éduquer à titre de parents dans l’altérité et la complémentarité». Sept personnes ont voté en faveur de cette délibération, deux se sont abstenues et une a voté contre, rapporte La Nouvelle République.

Jacques Tissier n’a pas répondu aux sollicitations de la presse locale, indiquant laconiquement: «Les gens qui ne sont pas d’accord avec moi peuvent venir me voir à la mairie». L’an dernier, ce maire avait d’ores et déjà donné son opinion sur la question en indiquant qu’il était pour lui «hors de question de marier des pédés». À l’époque, il laissait toutefois la porte ouverte aux adjoint.e.s qui voudraient respecter la loi. Très croyant, il avait demandé lors d’une cérémonie de vœux en 2010 à prononcer un «Notre Père» et un «Je vous salue Marie» pour les victimes du tremblement de terre à Haïti.

Plusieurs habitant.e.s du village envisagent de se réunir au sein d’un collectif pour protester contre la politique d’exclusion menée par la mairie. Les couples de même sexe sont d’ailleurs invité.e.s par un Fontgombaldien à venir s’unir dans cette commune pour provoquer la démission de Jacques Tissier.

Photo Parisdreux