Initié par le collectif Oui Oui Oui, le rassemblement devant le siège du PS à Solférino prévu ce soir à 19h ne réunira pas que les militant.e.s pour la PMA. En effet, Acceptess-T, Outrans, Act Up Paris, Acthé, Id-Trans se sont jointes à l’événement afin de demander au gouvernement de tenir ses engagements pour les droits des personnes trans’. Les revendications sont nombreuses: démédicalisation et déjudiciarisation du changement d’état-civil, lutte contre la transphobie, formation et sensibilisation des personnels administratifs, judiciaires, éducatifs, ou encore abrogation des lois contre le travail du sexe.

Ces associations s’inquiètent notamment de l’éventualité d’un basculement à droite du Sénat lors des élections sénatoriales dans un an, un changement qui repousserait une nouvelle fois des avancées législatives pour lutter contre les discriminations à transphobes. Elles reprochent aussi à la ministre des Droits des Femmes de ne pas comprendre l’urgence de cette question d’égalité: «Il y a quelques jours, au Sénat, des parlementaires de plusieurs groupes politiques déposaient des amendements tentant – plus ou moins maladroitement – de répondre aux enjeux de droits humains pour les personnes trans’. Cette fois, c’est la ministre du Droit des Femmes Najat Vallaud-Belkacem qui a justifié le rejet de ces amendements par le gouvernement en évoquant la possibilité d’inscrire des dispositions législatives s’inspirant de ces travaux, « dans le cadre du projet de loi de simplification du droit, au premier semestre 2014 ». La ministre elle-même reconnaissait pourtant devant les parlementaires que les personnes trans’ « subissent un parcours difficile, parce que les règles que le juge a fixées pour le changement d’état civil les projettent dans la clandestinité »».

Les associations citent l’actuel Président, qui, lors de la campagne présidentielle, affirmait vouloir «lutter sans concession contre toutes les discriminations et ouvrir des nouveaux droits»: «Dans cette lutte “sans concession”, pour remédier aux situations de précarité et de fragilité dans lesquelles vivent un certain nombre de personnes trans, la France doit pouvoir mettre en place des lois progressistes comme l’Argentine l’a fait!»

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Photo Xavier Héraud