L’identité nationale russe, l’érosion des valeurs chrétiennes et la trop grande importance accordée selon lui aux droits des minorités sexuelles étaient au cœur du discours de Vladimir Poutine, hier, jeudi 19 septembre, devant plusieurs centaines de personnalités et d’officiels – dont François Fillon –, lors des réunions du Club Valdaï (soutenu par le Kremlin).

«Le droit de chaque minorité d’être différente doit être respecté, mais le droit de la majorité ne doit pas être remis en question», a-t-il notamment déclaré.

Outre l’annonce d’une possible quatrième candidature à la présidence (François Fillon, en retour, a fait savoir qu’il n’excluait pas de se présenter en France), une autre petite phrase a fait le tour des médias:

«On juge Berlusconi parce qu’il vit avec des femmes, a déclaré le président russe. S’il était homosexuel, personne ne s’en prendrait à lui.»

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Cette plaisanterie a provoqué des éclats de rire dans la salle, principalement de la part de participants russes, la BBC notant que les invités européens avaient l’air plutôt déstabilisés et mal à l’aise. Quelques instants plus tôt, Vladimir Poutine avait expliqué que les pays européens souffrent d’une baisse de la natalité, en partie due aux familles «d’un seul genre», et risquent de dépérir s’ils ne prennent pas de mesures pour endiguer la chute. «Vous pouvez soit faire plus d’enfants pour augmenter votre population, soit faire venir plus d’immigrés mais vous ne les aime pas non plus. C’est votre choix», a-t-il affirmé.

En Italie, Nichi Vendola, président ouvertement gay de la région des Pouilles, a commenté ainsi l’amitié entre Silvio Berlusconi et Vladimir Poutine: «Dommage qu’ils ne soient pas gays, parce qu’ils s’aiment vraiment beaucoup».