Relativement discret ces derniers mois, le mouvement des LGBT de droite, Gaylib, qui a quitté le giron de l’UMP en janvier dernier, a envoyé ce matin un communiqué un rien goguenard.

«Gaylib fut longtemps mis au pilori par les associations « apolitiques » de gauche lorsque la droite était au pouvoir, nos détracteurs d’hier réalisent aujourd’hui la difficulté de l’exercice!, écrit sa présidente Catherine Michaud. À chaque jour son couac en politique générale et à chaque jour son renoncement dans les promesses de campagne faites aux LGBT: la gauche ne lave pas plus blanc.»

Et de lister les «reculades» – indéniables: don du sang, PMA, droit des trans’. Mettant apparemment gouvernement et parlementaires de gauche dans le même panier (le communiqué indique que l’ouverture de la PMA était prévue dans le projet de loi sur le mariage, alors qu’elle y a été ajoutée par des amendements, et dénonce le choix de traiter la question de l’état civil des trans’ dans la loi sur légalité femme-homme, qui découle également d’amendements déposés par différents partis, du PCF à l’UDI), Gaylib estime «que les améliorations les plus notables sont à porter au crédit de Roselyne Bachelot et Michèle Alliot-Marie et qu’aujourd’hui, seule, Chantal Jouanno, fait valoir les difficultés rencontrées dans le parcours transidentitaire, animée des convictions qui sont les siennes, libérales et humanistes». Si l’on ne peut nier la bonne volonté de Chantal Jouanno, les solutions qu’elle propose sont loin de faire l’unanimité (lire «Changement de la mention du sexe à l’état civil: Chassez le médical, il revient au galop!», par Philippe Reigné et Changement d’état civil des trans’: encore un effort!). Et la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels ne pourrait-elle pas compter parmi ces «améliorations notables»? Pour Gaylib, apparemment non.

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