Assignée demain, mercredi 18 septembre, devant le tribunal d’instance du XVe arrondissement de Paris, par la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) en vue d’une expulsion (lire Les finances de Virginie Merle-Tellenne et de la «Manif pour tous» suscitent des interrogations), Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, s’apprête à créer une association des «Z’amis de Frigide Barjot», sur le modèle des «Amis de Nicolas Sarkozy». «Les statuts sont en préparation, confie l’ex-égérie de la «Manif pour tous» à 20 minutes. Il y aura un site avec un appel aux dons. Les gens qui pensent que je ne mérite pas ce traitement pourront ainsi m’aider…»

«Aujourd’hui, je gagne zéro, je n’ai pas de métier, vous voyez bien!, renchérit-elle dans un entretien à metronews Les dons aux « Z’amis de Frigide Barjot » me permettront d’avoir un toit, de nourrir ma famille, de payer l’éducation de mes enfants qui sont à l’école publique et de pouvoir aller éventuellement de temps en temps en vacances. C »est pour notre survie. Aujourd’hui, nos ressources à moi et Basile sont infimes. Nous avons dû vendre notre patrimoine…»

Les difficultés financières que rencontre l’humoriste ne l’empêchent pas de se consacrer à «son combat contre la loi Taubira». «Avec Laurence Tcheng (La Gauche pour le mariage républicain) et Xavier Bongibault (Gay sans mariage), nous sommes en train de reconstituer les équipes, explique-t-elle. Nous allons adresser notre manifeste aux candidats aux élections de 2014, explique-t-elle. Pour l’instant, on n’a pas un rond. Alors nous allons aussi lancer un appel aux dons pour ce projet-là.»

«Je ne peux me financer avec l’argent de L’avenir pour tous, mon nouveau projet, car la réforme de la loi Taubira n’est pas un sujet aussi fédérateur que ça… Certains n’ont pas envie d’adhérer à L’avenir pour tous mais veulent m’aider moi. Beaucoup me disent: « Ton combat on s’en fout mais on veut que tu continues d’exister en tant que personne ».»

«Barjot, qui dispose de deux appartements du parc public, d’une taille de 173 m2, possède un appartement dans le Xe arrondissement de 64 m2, en appelle désormais aux dons pour… « payer [son] loyer » et pour « sa survie » en tant que « porte-parole des Français (sic) », s’indigne Ian Brossat, président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris, dans un communiqué. Mme Barjot, vous qui osez parler de « survie », je vous invite à côtoyer les familles venant à ma rencontre lors de ma permanence, elles qui n’ont pas le luxe de posséder un appartement à leur nom, elles qui n’ont pas la chance d’occuper simplement un logement, elles qui n’ont pas le vice de frauder un bailleur social. Mais elles ont ce que vous n’aurez jamais: du courage et de la dignité.»

Photo Yagg