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Culture | Yagg TV | 12.09.2013 - 16 h 16 | 1 COMMENTAIRES
Karine Saporta: «Dans la danse, il y a un partage du féminin et du masculin tout à fait réjouissant»
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Le Festival du NA, lancé par la chorégraphe Karine Saporta, veut interroger «le genre dans la danse».

La chorégraphe Karine Saporta a décidé de mettre à l’honneur les femmes artistes en créant le festival Nous Autres, ou Festival du NA, pour interroger le genre à travers la création artistique, et plus particulièrement la création chorégraphique. Du 14 au 20 septembre, au Dansoir et à la salle Jacques Brel de Fontenay-sous-Bois, le festival propose une programmation riche de chorégraphies filmées pour découvrir ou redécouvrir le travail de chorégraphes comme Isadora Duncan, Martha Graham, Loïe Fuller, Pina Bausch ou Blanca Li.

Les projections seront suivies de rencontres. Parmi les intervenant.e.s, la militante Thérèse Clerc, le sociologue Eric Fassin, la philosophe Geneviève Fraisse, ainsi que d’autres chercheurs/euses sur des thèmes comme le genre et la danse viendront apporter leur réflexion à différents moments du festival. Car le festival du NA est une affaire de danses… mais aussi de fortes convictions autant artistiques que féministes et engagées. Le festival se terminera en juillet 2014 par une Quinzaine de la danse à la BNF et une grande nuit «transgenre».

«En danse, la ligne de démarcation entre féminin et masculin est souple, fluide», insiste la chorégraphe Karine Saporta, qui souhaite mettre le projecteur sur la question des rapports aux corps, de la liberté et de l’indépendance. Mais c’est aussi l’histoire des femmes dans la création artistique qui est au cœur de l’événement, car l’histoire gomme souvent la place des femmes, pour faire la part belle à leurs collègues masculins, dans beaucoup de disciplines artistiques. Un festival singulier pour créer du débat et interroger spectateurs/trices, artistes et créateurs/trices.

Voir la programmation du festival du NA.

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Avatar de Maëlle Le Corre
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Journaliste de Yagg.
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LES réactions (10)
  • Par Poteaurose 18 fév 2015 - 19 H 26
    Avatar de Poteaurose

    \o/

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  • Par patrik 19 fév 2015 - 0 H 02
    Avatar de patrik

    Merci à Jimmy Sommerville, qui en a fait autant que Mark Ashton pour la cause gay.

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  • Par sossourires 19 fév 2015 - 10 H 40
    Avatar de sossourires

    @julienmassillon tu as trop de chance d’avoir rencontré Jimmy Somerville
    La prochaine fois, si tu as besoin de quelqu’un pour tenir le micro, la caméra …. surtout mais surtout n’hésites pas :D

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  • Par Manuel Atréide 19 fév 2015 - 16 H 24
    Avatar de Manuel Atréide

    Outre le son que Jimmy Somerville a apporté, outre le sens de ses chansons que nous connaissions , cet homme a beaucoup d’importance pour moi et sans doute pas mal de gens de ma génération. Les années 80 étaient à la fois une période ou les gays s’affirmaient mais étaient aussi en butte à une incroyable hostilité. La Grande-Bretagne des années Thatcher s’était doté d’une législation assez comparable à la Russie poutinienne. Ajoutez à cela l’épidémie de SIDA qui faisait des ravages et nous avions un cocktail très compliqué à vivre de l’autre coté de la manche.

    Je me souviens de l’incroyable énergie de ce petit bonhomme, pas très beau mais terriblement sexy, culotté et surtout déterminé à ne pas laisser un pouce de terrain aux discriminations et aux préjugés. Il a beaucoup compté dans la formation de l’homme que je suis devenu.

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    • Par Fred4150 19 fév 2015 - 16 H 37
      Avatar de Fred4150

      pareil !

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    • Par pa-yverdon 20 fév 2015 - 16 H 41
      Avatar de pa-yverdon

      Pareil aussi!
      Sans oublier Boy George et son « No clause 28″ notamment.
      Bon résumé de notre situation dans les années 80, on en prenait régulièrement plein a gueule ..
      Depuis, on s’est tous endormi dans notre petit confort et on a perdu cette petite flamme qui nous permettaient d’affronter cette hostilité.
      Maintenant qu’il y a un regain d’homophobie, on est dans la complainte, la victimisation, mais plus dans l’action…
      Ou sont les Jimmy, Boy etc… des années 2010 ?

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    • Par Manuel Atréide 20 fév 2015 - 17 H 00
      Avatar de Manuel Atréide

      @pa-yverdon

      t’as envie d’en revenir aux années SIDA et discrimination pour retrouver ta petite flamme ? ;-)

      ne t’inquiète pas, la relève est là. Elle agit différemment de notre génération et c’est tout à fait normal, elle n’affronte pas la même situation. Cela dit, rien ne nous empêche de recommencer à bouger. les trans’ ont bien besoin de nous sentir enfin à leurs cotés pour obtenir leurs droits. C’est dans nos cordes, non ? :-)

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    • Par pa-yverdon 23 fév 2015 - 9 H 34
      Avatar de pa-yverdon

      @Manuel Atréide
      Etonnant cette tendance de vouloir faire dire ce que les personne ne disent pas…
      A part cela, les années Sida ne sont pas terminées et la discrimination est repartie à la hausse….
      La relève est là? Ha bon, j’ai pas la même impression. Si tu sors des milieux « communautaristes » ou politisés, c’est un peu le désert…
      La relève , je la vois plus en train de s’embourgeoiser (un mari, un pavillon, une jolie voiture et des enfants…) et je la vois plus en train de s’apitoyer plutôt que se relever quitte à prendre des coups(littéralement parlant)
      Mais j’espère me tromper…

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    • Par Manuel Atréide 26 fév 2015 - 16 H 18
      Avatar de Manuel Atréide

      rhooooo ces anciens, jamais le moindre sens de l’humour … désolé si tu l’as mal pris, vraiment. C’était juste un clin d’oeil un peu piquant @pa-yverdon … sorry.

      Pour le reste, les jeunes font aussi ce qu’ils peuvent dans un monde qui se durcit sans cesse. Vu le chômage, les risques de pauvreté accrue, la pression sociale en hausse, ils essaient aussi de se sécuriser. Et puis, bientôt un demi siècle d’individualisme, ça porte aussi ses fruits.

      Pourtant, ils s’engagent dans beaucoup d’assoces. Moins activistes peut être, plus actifs aussi, plus dans le concret. Je ne sais pas si c’est un mal.

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