À l’occasion de la 11e Journée mondiale de prévention du suicide le 10 septembre, l’Union nationale de prévention du suicide (UNPS) organise pour la première fois une journée de sensibilisation de 10h à 17h, la veille, le lundi 9 septembre. Un village associatif se tiendra donc place de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris, avec au total une vingtaine d’associations adhérentes. Parmi elles, les associations LGBT Contact, Le Refuge et Sida Info Service seront présentes.

En France, le taux de suicide demeure élevé. Chez les LGBT, le problème est particulièrement préoccupant:

«La question a ainsi été posée très tôt, mais elle est restée en France longtemps sans réponse validée, par défaut d’étude scientifique sur des échantillons représentatifs, explique l’UNPS. Les premiers résultats disponibles, issus de l’enquête sur les violences envers les femmes et du Baromètre santé 2005, ont confirmé les observations faites à l’étranger. La prévalence des tentatives de suicides au cours de la vie a été estimée à 10,8% pour les femmes homosexuelles et à 10,2% pour les femmes bisexuelles, contre 4,9% pour les hétérosexuelles. Dans le cas des hommes, les estimations étaient de 12,5% pour les homosexuels et 10,1% pour les bisexuels, contre 2,8% pour les hétérosexuels.»

Cette année, Le Refuge avait réclamé que le suicide des jeunes LGBT soit reconnu grande cause nationale afin de sensibiliser le grand public à ce problème. Le suicide des jeunes LGBT révèle par ailleurs que le suicide de façon générale est un problème social, et non essentiellement individuel, puisque l’homophobie, la stigmatisation, mais aussi la pression sociale d’une société hétérocentrée sont des facteurs de risques qui y sont associés. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route.