Pour sa première interview de la rentrée dimanche dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine était l’invitée de BFM. Dans la séquence Le Point, elle était cuisinée par le journaliste Christophe Ono-dit-Biot sur d’anciennes citations pour les comparer avec l’actualité et les décisions prises depuis: au programme les retraites, la polémique autour de l’expérimentation des salles de shoot, la dépénalisation du cannabis, et enfin l’ouverture de la PMA (à partir de 5’55):

Si le lecteur ne fonctionne pas, cliquez sur BFM POLITIQUE: L’INTERVIEW DE MARISOL TOURAINE PAR CHRISTOPHE ONO-DIT-BIOT DU POINT – 01/09

Le journaliste cite la ministre qui s’était exprimée dans Métro en octobre 2012: «La PMA doit être accessible à tous». Une déclaration favorable donc, bien avant les revirements du gouvernement. «Le débat est repoussé à 2014, on ne vous entend plus là-dessus, constate Christophe Ono-dit-Biot. Réponse de Marisol Touraine, ministre de tutelle de Dominique Bertinotti: «Ma position est très simple. J’étais favorable avant que la décision définitive soit prise. J’étais favorable à ce que la PMA soit présentée dans le cadre de la loi initiale. La décision a été prise de ne pas le faire. Je me suis rangée à la décision gouvernementale. Aujourd’hui, maintenant que la loi pour le mariage pour tous est votée, il ne me semble pas que l’urgence et la priorité soit de remettre la question de la PMA sur la table. Nous verrons plus tard, mais pour moi ce n’est pas un sujet qui doit être mis sur la table des prochains mois.»

«Ce n’est plus du tout une priorité?» insiste la présentatrice Apolline de Malherbe. «Pour moi cette question n’était pas à prendre en elle-même, il s’agissait de savoir si on le faisait en même temps qu’on présentait la loi du mariage pour tous ou pas. À partir du moment où la décision a été prise de ne pas la présenter, il me semble que ce n’est plus une priorité pour les prochains mois en tout cas.»

Alors que Dominique Bertinotti avait décidé de ne pas inclure la PMA dans une loi Famille attendue pour fin 2013, Marisol Touraine relègue aujourd’hui très clairement cette promesse de campagne au second plan, et ce pour une durée indéterminée.