L’affaire a commencé près d’Orléans en 2011: Flavie et Magali veulent fonder ensemble une famille. Ne pouvant se rendre en Belgique ou en Espagne pour accéder à la procréation médicalement assistée, elles font appel à un donneur. Mais sept mois après la naissance, celui se manifeste et reconnaît l’enfant. Selon son avocate, il «demande juste à être considéré comme un papa, avec un droit de visite et d’hébergement». Les deux femmes tentent alors de s’éloigner et partent s’installer à Nantes.

Mais la justice les rattrape: lundi dernier, le juge des affaires familiales a tranché et a finalement donné raison au père biologique de l’enfant en organisant «les droits du père et des rencontres progressives avec l’enfant pour s’orienter vers un droit de visite et d’hébergement classique», comme l’explique l’avocate de la mère biologique. «Il faudrait réfléchir à un autre statut du parent-géniteur, avec des droits et devoirs différents de ceux du père», estime-t-elle.

À lire sur Ouest-France.fr et Le Figaro.fr.