Condamnée en février dernier par la Cour européenne des droits de l’Homme, l’Autriche met sa législation en ordre. Le Parlement a amendé la loi afin de permettre l’adoption de l’enfant du ou de la partenaire au sein d’un couple homosexuel. Le nouveau texte entrera en vigueur dans quelques jours, le 1er août.

«Ni manifestations avec des grandes fratries ni prières de rue. L’Autriche a reconnu l’homoparentalité en pleine torpeur estivale, au terme d’un débat parlementaire aussi court que soporifique», souligne dans Libération Blaise Gauquelin, correspondant à Vienne.

L’un des discours les plus marquants est venu du député Gerald Grosz, élu du parti populiste BZÖ. Surprenant de la part d’un élu de la droite extrême? Pas tant que cela
puisqu’il est ouvertement gay.

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Le «grand pas vers l’égalité» que représente la nouvelle loi est salué par l’association Familien Andersrum Österreich (FamOs), qui y voit une nouvelle sécurité pour les familles au quotidien. Mais il demeure de nombreuses discriminations, comme le souligne Barbara Schlachter, présidente de FamOs dans son communiqué, évoquant l’adoption d’enfants par des couples de même sexe et l’accès à l’aide médicale à la procréation (AMP, aussi appelée procréation médicalement assistée, PMA) pour les couples lesbiens et les femmes célibataires.

Illustration FamOs