Contrairement à la Nouvelle-Zélande voisine, l’Australie n’arrive pas, pour l’instant, à se dépêtrer du débat sur le mariage égalitaire. Le Premier ministre Kevin Rudd, revenu aux affaires après l’échec de celle qui lui avait succédé, Julia Gillard, a affirmé son soutien à l’ouverture du mariage mais l’opposition va se nicher jusque dans sa famille: sa sœur Loree lui reproche sa prise de position et préférerait voir l’Australie se doter d’une loi contre la «propagande» de l’homosexualité, sur le modèle de celle qui est désormais appliquée en Russie.

Les personnalités australiennes sont de plus en plus nombreuses à donner de la voix pour l’ouverture du mariage. À l’instar du chanteur Nathan Leigh Jones, qui a récemment quitté Adelaide pour Sydney. Découvrez ci-dessous la vidéo de son nouveau single, Crying Out For Love, tournée lors d’un récent rassemblement pour l’ouverture du mariage organisé par Community Action Against Homophobia (CAAH):

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur ‪Nathan Leigh Jones – Crying Out For Love‬

«Chaque homme et chaque femme / Noir ou blanc ou d’une nuance entre les deux / Hétéro ou homo, ça n’a pas d’importance / Que l’on ait la foi ou que l’on ne croit pas / La seule chose qu’on ne puisse nier / C’est que tout le monde veut aimer», chante-t-il.

La chanson a été écrite à Melbourne, a expliqué Nathan Leigh Jones au site LGBT australien Same Same. «Comme dans toute ville, les rues sont pleines de gens différents, avec des histoires diverses, dit-il. Ça m’a fait réfléchir au fait que nous sommes si différent.e.s mais aussi si semblables. Nous voulons juste être apprécié.e.s, respecté.e.s et aimé.e.s.»

Nathan Leigh Jones, 32 ans, a été élevé dans une famille très religieuse, et n’a fait que récemment son coming-out au-delà de se ami.e.s les plus proches. «Cette vidéo est un pas de plus dans mon voyage pour être plus honnête sur qui je suis, affirme le chanteur. Je pense aussi que ça fera un super souvenir à montrer à mes nièces, mes neveux, et même mes propres enfants dans les années à venir… À avec un peu de chance, ils ne comprendront même pas pourquoi il a fallu manifester pour réclamer un droit humain aussi basique que l’amour égalitaire!»