«Tout ça pour ça, on y est arrivés», a déclaré Jean-Michel Martin en sortant de la mairie d’Arcangues avec son mari, Guy Martineau-Espel. Après plusieurs semaines pendant lesquelles l’exécutif municipal de la ville s’est entêté dans le refus de célébrer l’union du couple, Jean-Michel Colo et ses adjoint.e.s ont finalement cédé. C’est Didier Maisterrena, adjoint chargé de la Culture, qui a assuré la fonction d’officier d’état civil hier, lundi 22 juillet aux alentours de 17h30.

Dans la salle où a eu lieu la cérémonie, il y avait aussi bien des proches que des élu.e.s et des journalistes. La députée Colette Capdevielle (PS) s’est réjouie de l’événement sur Twitter, mais elle a déploré auprès de France Info qu’il ait été nécessaire d’employer «toutes les forces étatiques pour faire appliquer la loi». C’est sous la menace de devoir payer 1000 euros d’astreinte par jour que Jean-Michel Colo avait finalement cédé. La conseillère municipale Arbella d’Arcangues avait démissionné face à son obstination. Une autre, Isabelle Benmergui, a dénoncé hier la misogynie de l’édile: «Si on est une femme et qu’on n’est pas basque, c’est très difficile de travailler avec l’équipe actuelle. On est bonnes pour faire les gâteaux.»

Une vingtaine de gendarmes étaient présents pour assurer la sécurité du mariage. Mais rien n’est venu troubler la journée que l’avocate du couple a décrit comme étant «à leur image: lumineuse, pleine de paix et d’amour».

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