En condamnant Mediapart le 4 juillet dernier, c’est toute la presse que la cour d’appel de Versailles a condamnée. La première victime de cette décision est le peuple, qui se trouve privé de son droit – voire de son devoir – de savoir. Que cette censure émane d’une cour de justice et non du gouvernement ne retire rien au fait qu’elle est une atteinte à ce droit fondamental qu’est la liberté de la presse.

Média engagé, Yagg l’est aussi dans la communauté de la République. C’est pour cette raison que nous avons signé l’appel de Mediapart, «Nous avons le droit de savoir», et que nous invitons vigoureusement nos internautes à faire de même. C’est pour cette même raison que nous nous associons à nombre d’autres médias et associations (Reporters sans frontières, Rue89, Reflets.info…) pour rendre accessible au plus grand nombre les contenus que Mediapart est obligé de censurer.

Pour vous donner un aperçu de ce que contiennent ces enregistrements, en voici deux:

29 octobre 2009: Patrick de Maistre, le chargé de fortune de Liliane Bettencourt, sur Eric Woerth, «un type très sympathique», et sa femme Florence, qu’il a engagée pour faire plaisir au ministre:

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4 mars 2010: Patrick de Maistre fait signer trois chèques à Liliane Bettencourt, pour Valérie Pécresse (candidate aux élections régionales, en Ile-de-France), Éric Woerth et Nicolas Sarkozy, alors président de la République:

[dewplayer:http://yagg.com/files/2013/07/etat7.mp3]

Télécharger l’ensemble des enregistrements.

Le dossier complet sur The Pirate Bay.

La décision de la Cour d’appel de Versailles.

Illustration Capture Mediapart