Des poignées de main chaleureuses, des rires, des discours enthousiastes, des petits fours et même quelques mots en anglais prononcés par Valérie Fourneyron: tous les moyens sont bons pour convaincre la Fédération internationale des Gay Games que Paris est la meilleure des villes candidates pour accueillir l’événement en 2018. La ministre des Sports a reçu hier soir, mardi 9 juillet, le comité d’évaluation dans les locaux du ministère, en présence de Laura Flessel, marraine de Paris 2018, et de l’homme d’affaires Pierre Bergé.

«VISIBILITÉ»
Arrivé.e.s dimanche à Paris, les représentant.e.s de l’organisation des Gay Games ont déjà visité plusieurs installations sportives à Paris et en banlieue, remarquant avec intérêt le réseau de transports en commun. «C’était merveilleux, on a été très occupés», a commenté David Killian, co-président du comité d’évaluation. Lui-même et les autres membres du comité présenteront en octobre un rapport sur la capitale française et ses concurrentes – Londres au Royaume-Uni et Limerick en Irlande – qui permettra à la Fédération des Gay Games de désigner l’heureuse élue.

Il n’y a pas à proprement parler de critères pour la sélection, a-t-il expliqué à Yagg, la seule exigence étant que les valeurs des Gay Games – inclusion, participation et dépassement de soi – soient présentes dans les projets présentés par les villes candidates. Il a remis des médailles à Valérie Fourneyron et à Laura Flessel en signe de «gratitude» pour leur soutien. «Nous le faisons dans chaque ville, a-t-il précisé. L’appui de responsables politiques et de personnalités contribue à la visibilité et à la présence de sponsors, ce qui est une bonne chose.»

«BON TEMPO»
«Pour moi, c’était naturel de soutenir les Gay Games, a indiqué la ministre des Sports. Je porte depuis toujours que le sport est un lieu qui insère, qui doit lutter contre toutes les discriminations, qu’elles concernent le genre ou l’orientation sexuelle. C’était presque une non-question.» Elle a à plusieurs reprises salué les efforts entrepris par les membres de Paris 2018, qui ont rendu possible la candidature de la capitale et assuré qu’elle serait présente à leurs côtés le 7 octobre prochain à Cleveland pour «un dernier coup de collier» au moment où la Fédération des Gay Games rendra sa décision définitive. Valérie Fourneyron estime que «la France est sereine pour accueillir cette compétition aujourd’hui» et «qu’on est dans le bon tempo pour que ce soit une fête qui rassemble et qui ne divise pas».

La Région Ile-de-France et la Ville de Paris accueilleront à leur tour les inspecteurs/trices ce mercredi 10 juillet et demain pour montrer l’engouement des responsables politiques locaux en faveur de la plus grande compétition sportive au monde.

[Gallery not found]

Photos Xavier Héraud

Suivez Julien Massillon sur Twitter: JulienMsln