C’est au détour d’un amendement à une loi sur les droits des jeunes que les député.e.s costaricain.e.s ont indirectement ouvert le mariage aux couples homosexuels. Le texte prévoit en effet la reconnaissance «sans discrimination contraire à la dignité humaine, des effets sociaux et économiques des unions de fait, notoirement constituées, uniques et stables, et dans une situation pouvant les faire prétendre à un mariage depuis plus de trois ans». Avant le vote, l’article 242 du Code de la famille qui vient d’être modifié ainsi disposait que seules étaient reconnues les unions entre un homme et une femme. Un «détail» omis dans la nouvelle rédaction.

«On a ouvert la porte à la reconnaissance des droits des unions de fait des couples de même sexe, a commenté José María Villalta du Frente Amplio (Front large, gauche), à l’origine de l’amendement. C’est une réforme tacite de l’article 242.»

Selon lui, les député.e.s ont voté le texte sans le lire entièrement. «Pendant les débats en première lecture, nous avons expliqué que la loi sur les Jeunes pouvait être interprétée avec une volonté d’ouverture envers les homos, et personne n’a réagi, a-t-il souligné. De même en commission

Coïncidence? La loi a été adoptée – à l’unanimité – lundi 1er juillet, au lendemain de la marche des fiertés, dont l’une des principales revendications était le mariage pour tous les couples.

Aussitôt, des élus de droite ont appelé la présidente Laura Chinchilla à mettre son veto au texte. Las, celle qui durant sa campagne électorale en 2009 elle s’est dite opposée au mariage des couples homos mais favorable à une protection de leurs droits, a signé la loi hier, jeudi 4 juillet, et sera bientôt publiée au journal officiel, a déclaré le porte-parole du gouvernement Carlos Roverssi. Qui a renvoyé aux député.e.s et aux juges l’interprétation de la loi, qui n’est pas du ressort de l’exécutif.

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