Le biographe Jacques Pessis a comparu hier, mercredi 26 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation, rapporte l’AFP. Les héritièr.e.s de Thierry Le Luron l’ont assigné en diffamation car il avait affirmé au micro de France Inter l’an dernier que le présentateur était endetté et aurait préféré ne pas parler de son infection par le VIH pour que ses parents touchent une assurance-vie à son décès.

Mais pour la famille de l’animateur de télévision, il y a là diffamation. Selon leur avocat, Me Cantier, le biographe, «ne prouve rien». «Le scoop, c’est qu’il n’y a pas d’assurance-vie», a-t-il indiqué à la fin de sa plaidoirie. «Dire de [Thierry Le Luron] qu’il a voulu pour de sordides questions d’argent cacher sa maladie, c’est porter atteinte à son honneur et à sa considération.» Ses proches réclament 30.000 euros de dommages et intérêts et la diffusion du jugement dans la même émission que celle qui a diffusé l’interview de Jacques Pessis. Les magazines France Dimanche et Le Nouvel Obs ont également été assignés pour avoir relayé les propos du biographe.

L’avocate de Jacques Pessis, Me Tripet, se défend en arguant qu’il n’y a pas de diffamation car le biographe n’a jamais eu «l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers». Celui-ci se présente d’ailleurs comme «un grand ami» de Thierry Le Luron. Selon l’avocate, son client a simplement fait état d’une «preuve de générosité [de Thierry Le Luron] à l’égard de ses parents». Absent à l’audience, le biographe a indiqué qu’il «ne comprend pas la nature de cette action».

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