Porteuse d’espoir en ce qu’elle est la première femme à avoir occupé la fonction de Première ministre en Australie, Julia Gillard n’a pas été un fer de lance pour les droits des LGBT depuis son arrivée au pouvoir en 2010. Elle a constamment réaffirmé son opposition à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Cible d’insultes sexistes ou de plaisanteries sur sa vie personnelle, elle a fait preuve de combativité et la taxe sur les entreprises polluantes restera l’une des mesures emblématiques de son mandat. Elle a toutefois perdu le soutien des travaillistes lors d’un vote interne survenu mercredi 26 juin. Elle a démissionné et annoncé qu’elle quitte désormais la politique. Son successeur n’est autre que son prédécesseur: en 2010, c’est elle qui avait chassé Kevin Rudd du pouvoir.

Il avait alors abandonné la vie politique et signe aujourd’hui son grand retour. Le nouveau Premier ministre bénéficie d’une certaine popularité mais n’est pas certain de parvenir à inverser la tendance: le parti conservateur est donné largement gagnant pour les prochaines élections, prévues mi-septembre. Pas sûr qu’il ait d’ici là le temps de mettre en œuvre l’ouverture du mariage, une mesure qu’il a récemment déclaré soutenir. D’après plusieurs sondages, une majorité des Australien.ne.s sont favorables à cette avancée. Le Parlement s’y est toujours opposé. Le parti écologiste se targue d’être le seul du pays à soutenir l’ouverture du mariage mais reste minoritaire. Une loi pour la reconnaissance des mariages de personnes de même sexe célébrés à l’étranger à été rejetée par le Sénat ce mois-ci.

Photo YouTube

Suivez Julien Massillon sur Twitter: JulienMsln