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Ciné | Société | Yagg TV | 23.06.2013 - 11 h 42 | 22 COMMENTAIRES
Bambi sous l’oeil curieux et attendri de Sébastien Lifshitz
Publié par

Après « Les Invisibles », le réalisateur a recueilli le témoignage de Bambi, une des toutes premières femmes trans’ médiatisées. Un portrait fascinant.

Sorti en salles le 19 juin et en DVD le 25 juin, le documentaire Bambi, consacrée à l’une des toutes premières figures du milieu trans’, est dans la lignée des Invisibles, le précédent film de Sébastien Lifshitz (César du meilleur documentaire 2012). La grande force de ce portrait, c’est d’abord Bambi elle-même, merveilleuse conteuse de sa vie. D’Alger à Paris, de Cherbourg à la banlieue parisienne, son parcours est tout sauf linéaire. Mais elle a toujours poursuivi un seul but: la liberté. Celle d’être elle-même, de se libérer de cette identité qui n’est pas la sienne, de s’arracher à un destin tout tracé. Comme beaucoup d’autres femmes trans’ dans les années 50 et 60, elle a du faire face à une société hostile. C’est parce qu’elle a été visible et a refusé de se cacher qu’aujourd’hui, la communauté LGBT sait lui reconnaître un rôle de pionnière.

Sébastien Lifshitz s’est appuyé sur des heures et des heures de rushes en super 8, tournées par Bambi elle-même. Les images des loges du Carousel où Bambi se produisait, nous plonge dans un Paris fascinant. L’émotion de Bambi est palpable lorsqu’elle retourne sur les lieux de son enfance en Algérie. Une scène est particulièrement saisissante, celle où elle décrit l’appartement et la chambre de sa jeunesse, dans ce qui ressemble aujourd’hui à un garage. Dommage cependant que la carrière d’enseignante de Bambi soit évoquée trop rapidement. Mais Bambi qui a reçu le Teddy Award en février à Berlin est un film indispensable à la découverte d’une personnalité hors du commun.

Bambi et Sébastien Lifshitz ont accordé une interview à Yagg.


Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Interview de Bambi et de Sébastien Lifshitz par Yagg by yaggvideo

 

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LES réactions (10)
  • Par Poteaurose 18 fév 2015 - 19 H 26
    Avatar de Poteaurose

    \o/

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  • Par patrik 19 fév 2015 - 0 H 02
    Avatar de patrik

    Merci à Jimmy Sommerville, qui en a fait autant que Mark Ashton pour la cause gay.

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  • Par sossourires 19 fév 2015 - 10 H 40
    Avatar de sossourires

    @julienmassillon tu as trop de chance d’avoir rencontré Jimmy Somerville
    La prochaine fois, si tu as besoin de quelqu’un pour tenir le micro, la caméra …. surtout mais surtout n’hésites pas :D

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  • Par Manuel Atréide 19 fév 2015 - 16 H 24
    Avatar de Manuel Atréide

    Outre le son que Jimmy Somerville a apporté, outre le sens de ses chansons que nous connaissions , cet homme a beaucoup d’importance pour moi et sans doute pas mal de gens de ma génération. Les années 80 étaient à la fois une période ou les gays s’affirmaient mais étaient aussi en butte à une incroyable hostilité. La Grande-Bretagne des années Thatcher s’était doté d’une législation assez comparable à la Russie poutinienne. Ajoutez à cela l’épidémie de SIDA qui faisait des ravages et nous avions un cocktail très compliqué à vivre de l’autre coté de la manche.

    Je me souviens de l’incroyable énergie de ce petit bonhomme, pas très beau mais terriblement sexy, culotté et surtout déterminé à ne pas laisser un pouce de terrain aux discriminations et aux préjugés. Il a beaucoup compté dans la formation de l’homme que je suis devenu.

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    • Par Fred4150 19 fév 2015 - 16 H 37
      Avatar de Fred4150

      pareil !

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    • Par pa-yverdon 20 fév 2015 - 16 H 41
      Avatar de pa-yverdon

      Pareil aussi!
      Sans oublier Boy George et son « No clause 28″ notamment.
      Bon résumé de notre situation dans les années 80, on en prenait régulièrement plein a gueule ..
      Depuis, on s’est tous endormi dans notre petit confort et on a perdu cette petite flamme qui nous permettaient d’affronter cette hostilité.
      Maintenant qu’il y a un regain d’homophobie, on est dans la complainte, la victimisation, mais plus dans l’action…
      Ou sont les Jimmy, Boy etc… des années 2010 ?

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    • Par Manuel Atréide 20 fév 2015 - 17 H 00
      Avatar de Manuel Atréide

      @pa-yverdon

      t’as envie d’en revenir aux années SIDA et discrimination pour retrouver ta petite flamme ? ;-)

      ne t’inquiète pas, la relève est là. Elle agit différemment de notre génération et c’est tout à fait normal, elle n’affronte pas la même situation. Cela dit, rien ne nous empêche de recommencer à bouger. les trans’ ont bien besoin de nous sentir enfin à leurs cotés pour obtenir leurs droits. C’est dans nos cordes, non ? :-)

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    • Par pa-yverdon 23 fév 2015 - 9 H 34
      Avatar de pa-yverdon

      @Manuel Atréide
      Etonnant cette tendance de vouloir faire dire ce que les personne ne disent pas…
      A part cela, les années Sida ne sont pas terminées et la discrimination est repartie à la hausse….
      La relève est là? Ha bon, j’ai pas la même impression. Si tu sors des milieux « communautaristes » ou politisés, c’est un peu le désert…
      La relève , je la vois plus en train de s’embourgeoiser (un mari, un pavillon, une jolie voiture et des enfants…) et je la vois plus en train de s’apitoyer plutôt que se relever quitte à prendre des coups(littéralement parlant)
      Mais j’espère me tromper…

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    • Par Manuel Atréide 26 fév 2015 - 16 H 18
      Avatar de Manuel Atréide

      rhooooo ces anciens, jamais le moindre sens de l’humour … désolé si tu l’as mal pris, vraiment. C’était juste un clin d’oeil un peu piquant @pa-yverdon … sorry.

      Pour le reste, les jeunes font aussi ce qu’ils peuvent dans un monde qui se durcit sans cesse. Vu le chômage, les risques de pauvreté accrue, la pression sociale en hausse, ils essaient aussi de se sécuriser. Et puis, bientôt un demi siècle d’individualisme, ça porte aussi ses fruits.

      Pourtant, ils s’engagent dans beaucoup d’assoces. Moins activistes peut être, plus actifs aussi, plus dans le concret. Je ne sais pas si c’est un mal.

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