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Santé | 20.06.2013 - 15 h 12 | 1 COMMENTAIRES
Étude: Le traitement pour empêcher la puberté des ados trans’ serait sans danger
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Certain-e-s redoutaient qu'à terme, cela pose des problèmes pour le développement osseux.

La 95e Conférence annuelle de la Société d’endocrinologie à San Francisco a été l’occasion, lundi 13 juin, de publier les résultats d’une étude selon laquelle le traitement administré aux adolescent-e-s trans’ pour bloquer l’apparition des modifications corporelles liées à la puberté serait sans danger pour leur santé. C’est à cette époque de la croissance que la masse osseuse augmente et certain-e-s craignaient que cela fragilise les trans’ qui suivent ce traitement. L’étude menée par la Néerlandaise Henriette Delemarre-van de Waal prouve que cette procédure ne comporte pas de risque dans ce domaine, rapporte Science Codex.

Les 127 adolescent-e-s suivi-e-s pour cette enquête n’ont pas produit les hormones qui provoquent l’apparition des caractères sexués pendant la puberté. À partir de l’âge de 16 ans, ils/elles ont pu ingérer des hormones correspondant à leur genre souhaité, comme le permet la loi néerlandaise. Si la masse osseuse des plus jeunes a augmenté, celle des plus âgé-e-s a diminué pendant le traitement. Leur retard a toutefois été compensé à partir du moment où ils/elles ont pu prendre des hormones. «La plus forte densité osseuse a été constatée chez les patient-e-s qui ont commencé le traitement tôt dans leur puberté, a souligné Henriette Delemarre-van de Waal. Ces résultats prouvent que suspendre la puberté chez des adolescents atteints de dysphorie de genre est une pratique responsable qui ne met pas en danger leur santé osseuse.»

Les trans’ qui ont bénéficié de ce traitement ont exprimé une vive satisfaction, regrettant uniquement qu’il faille attendre l’âge légal de 16 ans pour pouvoir ingérer des œstrogènes et de la testostérone.

Photo YouTube (Jazz, 11 ans, qui n’a pas subi de traitement)

Via Lexie Cannes

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LES réactions (1)
  • Par Spyro 21 juin 2013 - 23 H 31
    Avatar de Spyro

    Eh ben.
    Et d’autres études se sont intéressé à d’autres conséquences que celles sur la masse osseuse ? Parce que c’est légèrement inquiétant d’empêcher l’apparition de la puberté. Les hormones influent sur tout le corps en entier, et notamment le cerveau Oo.

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