Sur les 450 parlementaires qui siègent à la Douma, 443 ont voté en faveur d’une loi interdisant l’adoption d’enfants russes par des couples de même sexe ou des célibataires étranger-e-s issu-e-s de pays ayant légalisé le mariage et l’adoption pour tous les couples. Aucun-e n’a voté contre. Cette loi a été adoptée en deuxième lecture par le Parlement russe hier après-midi, à peine quelques jours après l’adoption d’une mesure criminalisant la «promotion des relations sexuelle non traditionnelles» auprès des mineur-e-s.

Même si une troisième lecture aura lieu vendredi, la ratification par Vladimir Poutine fait peu de doute. Le président russe avait déjà fait savoir qu’il signerait une telle loi si elle lui était présentée. De plus, au lendemain même de la promulgation de la loi par François Hollande, il avait d’ores et déjà annoncé des changements dans les accords passés en novembre 2011 entre Paris et Moscou: «Nous devons réagir à ce qui se passe autour de nous, avait-il déclaré lors d’une rencontre avec les parlementaires. Nous respectons nos partenaires, mais nous demandons qu’ils respectent nos traditions culturelles, nos normes éthiques, législatives et morales». Fin mai, un de ses délégués, Pavel Astakhov, avait proposé d’instaurer un moratoire sur l’adoption «jusqu’à l’élimination des contradictions entre les deux législations» puisque les dispositions entre la France et la Russie n’étaient plus en accord. Il y aurait 600000 enfants adoptables en Russie.

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