[mise à jour, 10h33] Ajout du communiqué du diocèse d’Angers (via Le Courrier de l’Ouest).

«On est des pestiférés aux yeux de l’Église?», s’indignent Fabien Maugeais et Jean-Marie Voignier, par ailleurs militant de Quazar, dans Le Courrier de l’Ouest. Juste avant leur mariage prévu ce samedi 13 juillet à la mairie de Challain-la-Potherie, non loin d’Angers, les deux hommes avaient prévu de se rendre à l’église avec leurs deux familles pour une cérémonie en mémoire de leurs proches disparu-e-s. «C’était notamment en souvenir de mon frère aîné qui est décédé il y a 30 ans», explique Jean-Marie. Mais l’église sera exceptionnellement fermée ce jour-là, a confié au quotidien un animateur de la paroisse qui évoque à mots couverts un ordre venu de l’évêché.

Pour les futurs mariés, l’attitude du clergé est décevante: «C’est une tension de plus qu’on n’aurait jamais imaginée. C’est la première fois qu’on veut empêcher quelqu’un de prier! Ce message d’intolérance ne correspond pas au message de l’Évangile. Nos deux familles sont catholiques. C’est surtout pour elles qu’on est triste. Ça veut dire quoi: qu’on n’est pas des bons catholiques?».

Dans un communiqué, le diocèse d’Angers indique que «les règles de l’Église valent pour tous». Fustigeant les articles des «médias locaux» qui «laissent entendre que l’attitude de l’Église vis-à-vis de ce couple est liée à leur homosexualité» et dénonçant une interprétation «abusive et choquante», l’évêché précise qu’«en la situation, deux règles expliquent le refus qu’un temps de prière des deux familles ait lieu à l’église à l’occasion d’un mariage civil. (…)

«La première disposition, datant de 1997, vaut pour tous les mariages civils n’étant pas suivi d’un mariage à l’église. Pour dissiper toute confusion avec la célébration d’un mariage sacramentel, il est demandé qu’aucune messe ou temps de prière familial ne soient organisés le même jour dans une église ou dans une chapelle du diocèse.

«La deuxième disposition concerne la demande de prière pour les défunts. Le curé en est informé et il indique l’heure et la date pouvant convenir. Cette prière se vit habituellement à l’occasion des messes déjà programmées dans la paroisse, le dimanche ou en semaine. L’évêché invite les familles à se tourner vers le curé pour qu’il recueille leur demande et leur indique l’heure et le jour où la messe pourra être célébrée pour leurs défunts.»

Photo Google Street View

Merci à Stéphanie pour l’info.

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