[mise à jour, 18h] Ajout du paragraphe sur Sonia Bompastor.

L’ATHLÈTE DE LA SEMAINE
L’histoire, les chiffres. Trente ans après Yannick Noah, Roland Garros palpite pour Jo-Wilfried Tsonga, demi-finale, vendredi 7 juin, contre David Ferrer. Depuis 1983, le tournoi masculin attend un successeur à Noah. Le voilà ce grand gaillard, l’apparence plutôt détendue, ses tweets sympas avec ses fans, son jeu costaud. Pour lui, des comparaisons, presque des clichés. Joli buffet, belle gueule, coup droit comme une droite de boxeur. Lui, joueur de tennis d’un pays qui a trouvé son rêve de champion. Il a 28 ans, quelques années encore pour espérer d’une victoire en grand chelem, ici, ou plus tard dans la vie. Jo-Wilfried Tsonga, finaliste à l’Australian Open en 2008, demi-finaliste à Wimbledon en en 2011 et 2012, connaît un un bon bout du chemin.

LA FINALE DE LA SEMAINE
La voilà donc enfin, 11 ans après sa dernière victoire aux Internationaux de France. Serena Williams y retrouve Maria Sharapova, tenante du titre, rien que ça. Finale demain, entre les deux protagonistes sans doute les plus magnifiques du circuit, tant par le jeu que par leur forte personnalités. Oublier que la Russe n’a plus battu l’Américaine depuis 2004, oublier que leur dernière confrontation à Madrid, en mai, sur terre battue s’est soldée par une victoire en deux sets (6-1, 6-4). Repartir de zéro, oublier les statistiques, les chiffres, ce que fait Serena Williams à merveille. À 31 ans, elle a signé, jeudi, la 30e victoire de la plus longue série de sa carrière en balayant Sara Errani, finaliste 2012 (6-0, 6-1). Comme le dit une publicité de son équipementier, «Age is just a number».

LA BÉBÊTE DE LA SEMAINE
Cro mignon, saisi par Serena.

LE MÂCHI-MACHON DE LA SEMAINE
Combien de Chamallows Stanislas Wawrinka peut-il mettre dans sa bouche? Le quart de finaliste de Roland Garros battu, mercredi, par Rafael Nadal, s’est prêté à l’interview un brin déjantée dans la voiture officielle.

LE MÂCHI-MÂCHON DE LA SEMAINE (2)
Missy Franklin, quadruple championne olympique de natation à Londres 2012, a trouvé une de ces lois étranges qui fleurissent les codes du monde entier. On ne se gausse pas des États-Unis. On rappelle que les femmes, à Paris, ne sont autorisées à porter le pantalon que depuis le 31 janvier… 2013. Ou que l’on ne peut pas appeler un cochon Napoléon.

«Truc drôle de la journée! Dans le Connecticut, il est illégal d’appeler un cornichon un cornichon s’il ne rebondit pas!»

LE TROPHÉE DE LA SEMAINE
Dévoilé vendredi matin, celui que soulèvera, demain, l’équipe victorieuse de la Coupe de France, Lyon ou Saint-Étienne. Les Lyonnaises tentent le doublé, les Stéphanoises rêvent de le rapporter chez elles, comme en 2011.

LE DÉPART DE LA SEMAINE
Ce sera le dernier match de Sonia Bompastor qui a décidé de mettre fin à sa carrière. Huit fois championne de France avec Montpellier puis Lyon, deux fois victorieuse de la Ligue des Champions avec l’OL, elle a également été de l’aventure de l’équipe de France de 2000 à 2013, notamment 4e de la Coupe du monde 2011 et 4e des Jeux olympiques 2012.
Un dernier match qu’elle disputera… le jour de son anniversaire. Elle aura demain 33 ans.

LE COMMUNIQUÉ DE LA SEMAINE
Publié par SOS homophobie qui souhaite en collaboration avec le SNEP-FSU, (Syndicat national d’éducation physique), «lancer cet automne une action de sensibilisation auprès des étudiant-e-s de STAPS, qui deviendront pour une grande part de futur-e-s professeur-e-s d’EPS. C’est en effet souvent dans les cours d’éducation physique et sportive que se forment les premiers comportements des futur-e-s sportifs/ives, arbitres, entraîneurs/euses et spectateurs/trices et c’est un lieu important pour prévenir l’apparition d’attitudes lesbophobes, gayphobes, biphobes et transphobes».

«Cette action nécessitera des relais et soutiens. Si vous êtes éducateur/trice ou formateur/trice en sport, enseignant-e chercheur/euse, directeur/trice de STAPS ou de SUAPS, étudiant-e responsable d’association, sportif/ive du monde amateur ou professionnel, issu-e du monde associatif et que vous souhaitez vous impliquer dans la prévention de l’homophobie dans le sport, écrivez à sos@sos-homophobie.org. C’est en formant une équipe que nous remporterons le grand chelem contre l’homophobie.»

Pour SOS homophobie, l’agression dont ont été victimes les Dégommeuses rappelle «qu’en 2013, un-e sportif/ive peut encore en raison de son orientation sexuelle, réelle ou supposée, ou de son identité de genre se faire exclure d’un club, être la cible d’agressions verbales ou physiques, ou simplement se sentir mal quand les principales insultes dans les matches et entraînements sont des insultes homophobes. (…) La lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie n’ont pas leur place dans les gradins, sur les terrains, dans les vestiaires, dojos, gymnases ou piscines. C’est pourquoi, après avoir contribué à la conception de la plaquette de la FSGL sur l’homophobie dans le sport, développé et animé un module de formation pour les encadrant-e-s, et dans le prolongement du soutien de la candidature de Paris pour l’organisation des Gay Games en 2018, SOS homophobie axe ses prochaines affiches sur ce même sujet».

LE PETIT PLAISIR DE LA SEMAINE
Simplement rappeler que Paris fait partie des trois villes candidates retenues dans la «short list» pour l’organisation des Gay Games 2018 avec Londres et Limerick. La fédération des Gay Games a rendu sa décision le 1er juin. Choix définitif le 7 octobre.

LA FOULE DE LA SEMAINE
Jonny Wilkinson remercie les supporters toulonnais d’être venus saluer son équipe au terme d’une saison marquée par le titre de champion d’Europe et une finale en championnat de France où les Toulonnais ont été battus par Castres.

LE VOYAGE DE LA SEMAINE
Le XV de France est en Nouvelle-Zélande pour une série de test-matches contre les All Blacks, champions du monde. Retrouvailles 19 mois après la finale perdue en Coupe du monde 2011. Le premier match aura lieu samedi matin à 9h30 heure française à Auckland. Chez les Bleus, une charnière inédite: Maxime Machenaud (Racing) à la mêlée et Camille Lopez (Bordeaux-Bègles) à l’ouverture. Les finalistes du championnat de France, arrivés tardivement en Nouvelle-Zélande, ne sont pas titularisés. Les Toulonnais Frédéric Michalak et Maxime Mermoz sont remplaçants.

Chez les All Blacks, une équipe new look pour voir ce que savent faire les petits. Dan Carter n’est pas de la partie en raison d’une fracture à la main droite. Le meilleur joueur du monde est remplacé par Aaron Cruden. Cruden, 24 ans, avait été le héros kiwi heureux puis malheureux de la Coupe du monde. Appelé en compétition pour pallier le forfait des deux premiers ouvreurs (dont Carter), il avait ensuite dû quitter la finale au bout d’une demi-heure, blessé au genou.

LE NAVRATILOTWEET DE LA SEMAINE
Martina était au dîner des champions au cours duquel Serena Williams et Novak Djokovic ont reçu leur trophée de champion 2012 décerné par la Fédération internationale de tennis. Parmi les lauréats, Stéphane Houdet, qui a remporté cette après-midi son deuxième Roland Garros d’affilée, dans la catégorie fauteuil, en battant son partenaire de double, le Japonais Shingo Kunieda.

Martina aux 18 victoires en simple en grand chelem est trois longueurs devant Serena qui, pourquoi pas, pourrait la rattraper à la cinquième place que Navratilova occupe avec sa plus belle rivale, Chris Evert. Les chiffres, toute une histoire.

Photo Internationaux de France de Roland Garros

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