Socialist_rally_Zenith_2007_05_29_n5-001L’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy est mort. C’est lors de son passage à la tête du gouvernement de François Mitterrand, de 1981 à 1984, que plusieurs mesures emblématiques ont été prises vis à vis des homosexuels.

Dès juin 1981, son ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, envoie une circulaire aux services de police leur demandant de ne plus contrôler les établissement homosexuels et de ne plus ficher les clients. De son côté, le ministre de la Santé, Edmond Hervé, annonce que la France ne prendra plus en compte la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui considère l’homosexualité comme une «maladie mentale» (l’OMS abandonnera cette classification en 1990).

Le 4 août 1982, le Parlement adopte la proposition de loi de Raymond Forni, défendue par Robert Badinter, le Garde des Sceaux, qui abroge l’article 331, alinéa 2 du code pénal, qui aggravait les peines pour attentat à la pudeur lorsque les deux protagonistes étaient de même sexe. Cette mesure ainsi que les deux précédentes sont généralement désignées sous le terme de «dépénalisation de l’homosexualité», même si le fait d’être homosexuel n’était plus réprimé en soi depuis la Révolution française (lire La «dépénalisation», l’autre bataille pour l’égalité des droits, racontée par Antoine Idier).

C’est aussi lorsque Pierre Mauroy était chef du gouvernement que la peine de mort a été abolie.

Photo Marie-Lan Nguyen

Suivez Xavier Héraud sur Twitter: folkfurieuse