Jeudi après-midi se tenait la conférence de presse de l’Europride 2013 de Marseille, en présence de Suzanne Ketchian, Stéphane Corbin, mais aussi du comédien Laurent Kerusore (Plus Belle La Vie), parrain de cette édition. L’occasion d’en savoir plus sur l’événement LGBT de l’été et ses 10 jours de fêtes, de conférences et d’animations au bord de la Méditerranée, du 10 au 20 juillet.

UN VASTE ET AMBITIEUX PROGRAMME 
Les organisateurs/trices présent-e-s à la conférence de presse de l’Europride l’assurent: cette Europride-là surpassera toutes les précédentes, en termes de moyens et d’événements. «C’est au-delà de ce qui avait déjà été fait», affirme Suzanne Ketchian. Et en effet, il sera dur de savoir où donner de la tête une fois sur place, entre la Friche de la Belle de Mai avec son village associatif, son salon du mariage et son espace d’expositions, et la Pride Beach, les différents tournois sportifs, sans compter le concert d’ouverture au Mucem, le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, et la Marche qui terminera en beauté ces 10 jours. Bien sûr l’Europride ne serait pas ce qu’elle est sans la fête.

«Tout le monde pourra investir toute la ville, 200 établissements ont choisi d’être labellisés. Nous sommes assez fier-e-s de dire que la ville entière accueille favorablement l’Europride.»

Miss Kittin, Fatboy Slim, des grands noms de la musique électro font partie de la liste des artistes qui feront vibrer les 400000 personnes attendues pendant ces 10 jours. «Faire l’Europride à Marseille, c’est l’occasion d’accueillir la France et l’Europe pour montrer et célébrer ce qu’on a de meilleur, la diversité.»

UN PARRAIN DE CHOIX
Parrainer l’Europride est pour Laurent Kerusore une fierté:

«C’est un engagement symbolique et personnel que de porter les couleurs de Marseille. Ça fait écho à mon rôle de Thomas dans Plus Belle La Vie, à ce que les scénaristes de la série en ont fait. Mais aussi à ma vie personnelle», explique l’acteur qui vit désormais dans la cité phocéenne.

Pour officialiser son engagement, les organisateurs/trices de l’Europride ont profité de sa présence lors de la conférence pour lui faire signer une charte éthique symbolisant son soutien.

APPLI ET PRIDE PASS
L’Europride de Marseille s’est par ailleurs mise aux nouvelles technologies, en lançant tout d’abord une application pour smartphones fonctionnant sur le principe de géolocalisation, et permettant d’avoir toute la programmation en temps réel. Elle sera disponible à partir du 15 juin. De plus, un système de Pride Pass permettra à tous les participant-e-s de payer leurs entrées plus facilement. Le pass se présentera sous la forme d’une puce insérée dans un bracelet et sera rechargeable à tout moment via internet. Un dispositif visant à renforcer la sécurité des chacun-e.

(TOUJOURS?) DU RIFIFI A MARSEILLE
Quid des différentes querelles internes qui entourent depuis longtemps l’organisation de l’événement? Fin mai, un article publié sur le site du gratuit Metro faisait encore état de dissensions entre l’association Tous&Go et la Lesbian & Gay Parade:

«C’est à cause du milieu associatif et du tempérament du Sud, minimise Suzanne Ketchian. Il y a plus de 40 associations investies dans l’Europride, alors évidemment il y a des choses sur lesquelles on ne tombe pas toujours d’accord. C’est la preuve par l’acte.»

MARSEILLE, VILLE FRIENDLY
Pour Laurent Kerusore, l’image peu reluisante de Marseille pour les LGBT est loin de la réalité: «Si Marseille était plus friendly? Ce serait indécent! plaisante ce marseillais d’adoption ouvertement gay. Dans cette ville, les homos sont bien accueilli-e-s partout, il n’y a pas de quartiers, pas de ghettos. Personnellement, je n’ai jamais eu de problèmes à Marseille, il faut que j’en sorte pour en avoir», assure le comédien. Une expérience personnelle qui casse les préjugés. En ce qui concerne la sécurité, Stéphane Corbin affirme que des moyens «colossaux et hors normes» ont été mis en œuvre. «Cet aspect là a été pris très au sérieux», insiste-t-il.

Le programme complet de l’Europride 2013 sera prochainement disponible.

Photo Maëlle Le Corre