Depuis novembre, les opposant-e-s à l’égalité des droits battent le pavé et font entendre leur homophobie dans les rues des villes de France. En face, moins visibles médiatiquement mais malgré tout présent-e-s, des militant-e-s pro-mariage ont manifesté, animé les réseaux sociaux et combattu l’homophobie à leur échelle, rappelle le Collectif des associations étudiantes LGBT d’Ile-de-France (Caélif) avec une vidéo. En arborant un badge pour l’égalité des droits ou en s’embrassant publiquement, ils/elles ont donné à ces petits gestes anodins une signification politique.

Défiler ensemble, se mobiliser pour les droits de chacun-e en a rassuré beaucoup, alors que «le sentiment de crainte s’est exacerbé avec le débat», explique l’une d’eux/elles. Il fallait «montrer qu’on existe», complète une autre, et faire exister dans la loi le droit de se marier… ou pas. Des hétéros, sans être directement concerné-e-s par l’ouverture du mariage, ont eux/elles aussi pris part à ce mouvement. Par leur présence, ils et elles ont démontré que le débat n’était pas une façon de diviser la société entre les homos d’un côté et les hétérosexuel-le-s de l’autre. Quand les anti-mariage pour tou-te-s affichaient leur modèle de famille idéale mais avec «autant de problèmes que tout le monde», les familles et les couples qui ont marché pour l’égalité des droits ont prouvé qu’il s’agissait tout simplement d’être tou-te-s sur un pied d’égalité.

Parmi les militant-e-s qui s’expriment, on reconnaît notamment la présidente de GayLib Catherine Michaud, Alexandra Boucherifi, du collectif Hétéros au boulot, ou encore Wilfred de Bruijn et Olivier Couderc, victimes d’une agression à Paris, mais aussi la yaggeuse Marine, alias LaMeringue.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Citoyens comme les autres

Suivez Julien Massillon sur Twitter: JulienMsln