En visite au lycée Buffon pour rendre hommage à la création du Conseil national de la Résistance en 1943, le chef de l’État a dénoncé, lundi 27 mai, la rhétorique employée par plusieurs opposant-e-s à l’égalité des droits. On se souvient que Xavier Bongibault l’avait comparé à Adolf Hitler. La «Manif pour tous» a poursuivi l’amalgame en publiant un «appel du 18 mai» calqué sur l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Dimanche 26 mai, sur le grand écran dressé pour la manifestation homophobe, le mot «RÉSISTANCE» s’étalait derrière les porte-parole. De son côté, le «Printemps français» encourage les transgressions et remet en cause la légitimité des institutions et des élu-e-s. À l’occasion de son déplacement, François Hollande a rappelé la véritable signification de la Résistance:

«Les mots ont toujours un sens, il faut leur donner leur signification. Nul n’a le droit d’utiliser des mots pour défendre des idées d’aujourd’hui, si l’on peut appeler cela des idées… Parce qu’il y a un sens qu’il faut toujours rappeler de ces mots-là. Il y a eu hier des débordements – heureusement très minoritaires et qui ne peuvent pas être identifiés ou confondus avec la manifestation elle-même – qui utilisent les mots de la Seconde guerre mondiale, de la lutte contre le nazisme, à des fins qui n’ont plus rien à voir avec ce que ces mots ont pu signifier.»

Sur son compte Twitter, la «Manif pour tous» n’a pas commenté sa propre utilisation du champ lexical de la Résistance. Elle a préféré souligner que François Hollande avait opéré une distinction entre le défilé et les débordements.

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