Un livre de portraits (Cette belle idée du courage, Grasset), une tournée médiatique au carré pour le présenter, Ségolène Royal fait, une fois de plus, parler sa petite musique. Comme elle l’a souligné mardi 14 mai sur RMC, une liberté de parole qu’elle n’aurait pas si elle était ministre du gouvernement Ayrault.

Dans nombre de ces entretiens, la présidente de la région Poitou-Charente et vice-présidente de la Banque Centrale d’investissement regrette la lenteur de la politique menée par le président de la République François Hollande en cette première année de quinquennat.

Dans l’entretien qu’elle a accordé au Monde du 14 mai, elle évoque «le sentiment que du temps a été perdu. Dans mon livre, je cite Roosevelt, qui explique à quel point ses cent premiers jours ont été déterminants pour la suite. Là, il aurait fallu aller beaucoup plus vite: le mariage pour tous aurait dû être fait l’été dernier, de même que la réforme de la décentralisation. Il fallait réformer par ordonnances dès le début».

Interviewée le 22 avril sur BFM, Ségolène Royal avait estimé, au sujet des manifestations contre l’ouverture du mariage: «Cela a assez duré, ce débat est trop long».

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Ségolène Royal: «Une dégradation très rapide» du climat politique

En juin 2006, Ségolène Royal s’était prononcée en faveur de l’ouverture du mariage. «Je comprends la revendication exprimée par les homosexuels sur le mariage parce qu’elle s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre les discriminations», avait-elle expliqué au magazine Têtu. Dans le pacte présidentiel de la candidate socialiste de l’élection présidentielle de 2007, la 87e des 100 propositions visait à «garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe».

Photo Arnaud 25 (meeting à Besançon lors de la campagne présidentielle de 2007)

Suivez Bénédicte Mathieu sur Twitter: benedicteliesse