Après la réjouissance de rigueur au terme d’une journée marquée par le vote de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, Najat Vallaud Belkacem a également appelé les responsables politiques de droite à ramener «un peu de sagesse dans ce climat de ces derniers semaines qui a été particulièrement perturbé». Invitée de La Grande Édition sur i>Télé, mardi soir, la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement a estimé «qu’il y a temps pour tout, il y a un temps pour la confrontation démocratique et que cette confrontation a bel et bien eu lieu à l’Assemblée nationale, au Sénat où tous les argument possibles ont pu être échangés, à droite, à gauche».

Longuement interrogée sur la PMA, Najat Vallaud-Belkacem a confirmé qu’un projet de loi sur la famille serait présenté fin 2013. «Le Conseil national d’éthique a été saisi pour avis parce que la PMA est un sujet qui remue un certain nombre de questions éthiques. D’ailleurs jusqu’à présent, la PMA, même lorsqu’elle ne concernait que les hétérosexuels, était toujours abordée à l’occasion des révisions des lois bioéthiques».

Concernant l’avis du conseil national d’éthique, la ministre a indiqué que «le gouvernement prendra ses responsabilités». Comme en février, elle a également rappelé que «saisir le Conseil national de l’éthique signifie bien que nous avons besoin d’un avis, d’un éclairage qui pour autant d’ailleurs ne lie pas le gouvernement. Toutes ces autorités consultatives sont consultatives. Le gouvernement peut aussi se défaire de l’avis qui lui est rendu mais il apporte un éclairage qui sera utile au débat. (…) Nous attendons cet avis qui devrait être rendu aux alentours du mois d’octobre et nous y verrons beaucoup plus clair d’ici la fin de l’année 2013».

«Entre votre promesse et l’avis du conseil national d’éthique, qu’est-ce qui pèsera le plus?», interroge le journaliste. «Nous verrons à ce moment-là, il est prématuré de vous répondre», répond la ministre.

«J’invite tous ceux qui ont beaucoup de fantasmagories autour de ce sujet à regarder ce que disent les textes français aujourd’hui. Ce n’est aucunement un droit à l’enfant comme le prétendent certains. C’est extrêmement encadré (…). C’est une réponse à un projet de parentalité qui n’a pas pu s’accomplir autrement, c’est un sujet sérieux qu’on ne traite pas à la légère.»

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