«Vous trouvez ça bizarre que je mette ça en photo de profil? Tant pis… N’oubliez pas la violence des gens!» Voilà ce qu’a écrit Raphael Leclerc au-dessus de sa photo de profil Facebook où il apparaît le visage tuméfié. Suivant la démarche de Wilfred De Bruijn, il a lui aussi décidé de s’exposer et de rendre publique l’agression dont lui et son compagnon, Florian, ont été victimes dans la nuit de samedi à dimanche à Nice. Une nouvelle fois, l’homophobie a joué un rôle.

DE NOMBREUX COUPS AU VISAGE
C’est en sortant d’une boîte de nuit aux alentours de 5h30 du matin que Raphael et Florian sont pris à partie par trois hommes qui, après les avoir traités de «pédés», leur demandent une cigarette. C’est ensuite vers Florian que se tournent les agresseurs pour lui demander s’il est français ou tchétchène. Le jeune homme leur répond qu’il est français et est alors mis au sol, tandis que Raphael, qui tente d’intervenir, est frappé à la tête et perd connaissance pendant quelques dizaines de secondes. Son agresseur continue de lui asséner de nombreux coups sur le visage. Quand il reprend ses esprits, Florian a pu appeler la police, et les deux hommes sont conduits aux urgences. Tout deux ont porté plainte dimanche soir.

TROIS AGRESSIONS EN DEUX SEMAINES
Secrétaire général du centre LGBT Côte d’Azur, Jean-Marie Pottier s’est inquiété de cette nouvelle agression: «Dans cette histoire, l’homophobie n’est peut-être pas à l’origine de l’agression, mais elle y a participé. C’est l’occasion qui a fait le larron», a-t-il déclaré auprès de l’AFP. Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a rapidement réagi sur Twitter:

Il s’agit de la troisième agression dont le caractère homophobe a été avéré en deux semaines, après celle de Wilfred de Bruijn et Olivier Couderc et l’attaque d’un bar gay de Lille.

Photo Raphael Leclerc