Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, est venu répondre aux questions des journalistes. Le fait, suffisamment inhabituel, illustre l’émotion qu’a provoqué la sortie du député UMP Philippe Cochet, lançant dans l’hémicycle à ses collègues de la majorité: «Vous assassinez des enfants».

«Je le rappelle aux uns et aux autres, nous avons tous intérêt pour ceux qui chérissent la démocratie et la République à tout faire pour montrer aux Français que la loi se discute à l’Assemblée nationale, au Parlement, et que rien ne peut remplacer le Parlement, et surtout pas la rue.»

Claude Bartolone s’est montré assez sévère à l’encontre de quelques député-e-s de l’opposition: «Ils sont quelques-uns qui essaient de disqualifier le débat au sein de l’hémicycle pour dire finalement “ce n’est pas le lieu du débat”. Ils le font avec quelques arguments qu’ils répètent en boucle: “on n’a pas le temps, la discussion ne peut pas aller au bout”. Tout cela pour essayer, par certains côtés, de légitimer la revendication de la rue».

Philippe Cochet doit-il présenter des excuses? Le président a indiqué que le cas serait présenté au bureau de l’Assemblée nationale: «Nous tirerons les leçons qu’il faut en tirer. Mais je crois que cela aura permis quelque chose à pour la suite des débats. Chacun s’est rendu compte qu’il y a des termes qui ne peuvent pas être employés au sein de l’hémicycle».

Le président a indiqué qu’il avait conseillé aux député-e-s de la majorité de garder leur sang-froid, «de savoir respirer. C’est par leur attitude calme et sereine qu’ils réussiront à donner encore plus plus de force à la loi qui va être adoptée ici».

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