Société
Égalité des droits, Mariage | 29.03.2013 - 15 h 40 | 3 COMMENTAIRES
Jean-Pierre-Michel: «En 1972, la droite a révolutionné la filiation»
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Pour le sénateur et rapporteur du projet de loi, le mariage est un «contrat d'assurance entre deux personnes».

À quelques jours de l’ouverture du débat sur le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe au Sénat, les sénateur/trice socialistes Nicole Bonnefoy et Jean-Pierre Michel présentent en quelques mots les enjeux que soulève ce texte.

Pour l’élue de la Charente, il s’agit d’un texte «généreux» et en phase avec la société d’aujourd’hui. Elle le compare à la loi Veil sur l’IVG et à la loi sur le pacs, dont Jean-Pierre Michel était le rapporteur à l’Assemblée nationale. Il a cette fois-ci mené les auditions au Sénat et il se réjouit d’avoir pu entendre l’ensemble des points de vue. Hostile à ce que la PMA figure dans ce texte comme il l’avait confié à Yagg, il demandera à ce que tous les amendements qui «alourdiraient» le projet de loi soient rejetés.

Mais il s’en prend aussi à l’opposition qui dénonce des bouleversements dans la filiation. «Le gouvernement de droite en 1972 a totalement révolutionné le droit de la filiation», rétorque le sénateur. L’abolition de la distinction entre enfants naturels et enfants légitimes a accordé les mêmes droits à tous les enfants et privé le mariage de certains de ses effets. Celui-ci ne sert plus à organiser la succession, il s’agit désormais d’un «contrat d’assurance entre deux personnes». En priver les couples de même sexe constitue à ce titre une rupture d’égalité devant la loi.

Si vous ne parvenez pas à voir la vidéo, cliquez sur Le mariage des couples de même sexe bientôt au Sénat

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LES réactions (3)
  • Par plume 29 mar 2013 - 16 H 46
    Avatar de plume

    Ah, ça, une chose est exacte dans tout ça, c’est que comme la loi Veil (et les lois qui ont suivi) sur l’accès à l’avortement, ce qui a été « octroyé » est très en deçà de ce qui était demandé (l’accès libre à son corps et à sa vie). Donc, parler de loi « généreuse », c’est un peu se foutre du monde. Dans les deux cas, rognées de partout, il s’agit de lois d’aumône et de tolérance (ne jamais oublier que le préambule des lois sur l’avortement est une déclaration pro-vie, suivie de « par dérogation »).
    Comme quoi il ne faut pas demander. Il faut vivre, sans attendre qu’on nous en donne le droit.

     
  • Par Chris 29 mar 2013 - 17 H 38

    Je me souviens qu’il y avait une pointe de dérision dans les paroles du sénateur Jean-Pierre Michel quand il a rappelé à Frigide Barjot sur le plateau du Grand soir 3 cette révolution sur la filiation orchestrée par la droite de 1972. C’était avant tout un ultimatum pour remettre de l’ordre et redonner le sens des responsabilités familiales et morales à l’ensemble des hommes qui pouvaient faire des gosses hors mariage à qui mieux mieux sans être inquiétés par les conséquences. Ils étaient féministes finalement tous ces hommes politiques… merci à l’égalité. ;)

     
  • Par fabtoulouse 29 mar 2013 - 17 H 54

    Reconnaître un droit qui est lié à l’égalité n’est pas une générosité. Au contraire cela devrait être accompagné d’un mea culpa massif de la classe politique pour nous avoir traités en sous citoyens autant de temps.

     
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