Angela Davis et Virginie Despentes font la Une de Libération à l’occasion du traditionnel numéro spécial «Libé des écrivains» publié le jour de l’inauguration du Salon du Livre de Paris (du 22 au 25 mars). La romancière, rédactrice en chef invitée, et 35 écrivain-e-s écrivent l’actualité du jour, de la motion de censure examinée hier à l’Assemblée nationale à la visite de Barack Obama au Proche-Orient, Chypre ou l’exposition Maurice Pialat à la Cinémathèque française.

Virginie Despentes a rencontré et interviewé (réservé aux abonné-e-s, gratuit demain) la militante américaine pour les droits civiques, en visite à Paris à l’occasion de la sortie du documentaire Free Angela, le 3 avril. Angela Davis était également la rédactrice en chef de L’Humanité hier.

La «red chef» signe aussi un magistral éditorial intitulé «La Guerre, mec» sur l’intervention de l’armée française au Mali et les otages français après l’annonce – non confirmée – de l’exécution de l’un d’eux par Aqmi. En quelques lignes, elle évoque le métier de journalisme, la couverture des faits:

«Qu’est-ce que tu veux que je te dise? C’est la guerre, mec. Et la guerre c’est bien ce truc dégueulasse, non, ce truc qui consiste à faire le plus de mal possible, à base de vies humaines, non? Sinon ça s’appellerait une discussion musclée, une négociation difficile.»

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur Libé des écrivains 2013

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