[mise à jour, 15h40] Ajout de la réaction de Manuel Valls

Nouvel épisode dans le feuilleton des déboires de la «Manif pour tous». Hier, la préfecture de police de Paris a pris un arrêté interdisant le défilé sur les Champs-Élysées, mais aussi «l’accès à la place de la Concorde, de l’Étoile et des Invalides», déplorent les responsables du rassemblement dans un communiqué. Ils/elles ont saisi le tribunal administratif de Paris pour obtenir une annulation de l’arrêté. La réponse de la justice doit intervenir d’ici 48h. Durant cet intervalle, tout appel à manifester sur les lieux désignés est prohibé.

Interpellé à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a rappelé qu’aucune manifestation n’est autorisée sur les Champs-Élysées et invité les organisateurs/trices à trouver un autre itinéraire car «Paris est grand».

MANIFESTATION MAINTENUE
La préfecture avait justifié sa décision au motif qu’il sera difficile d’assurer la sécurité des manifestant-e-s mais aussi des passant-e-s et des commerces dans ce lieu très fréquenté le dimanche. De plus, le plan Vigipirate est au niveau rouge renforcé. Dans ces conditions, les possibilités de défiler à proximité des lieux sensibles sont restreintes.

Pour les responsables de la manifestation, il s’agit là d’une atteinte à «sa liberté de réunion». La préfecture avait indiqué que d’autres itinéraires avaient été proposés mais refusés par la «Manif pour tous». Pour l’heure, les organisateurs/trices se contentent d’insister sur le fait que la manifestation est maintenue, sans préciser où.

MEETING À BRUXELLES
La «Manif pour tous» ne reste pas inactive pour autant. Ce soir, la porte-parole du mouvement Virginie Merle-Tellenne, plus connue sous le nom de Frigide Barjot, sera à Bruxelles pour un meeting. Plusieurs organisations politiques et des associations de défense des droits des personnes LGBT manifesteront devant le bâtiment où doit avoir lieu la réunion. Elles condamnent tout à la fois l’action menée par Virginie Merle-Tellenne en France, mais aussi ses accointances avec les pontes du mouvement anti-avortement.

Photo Capture d’écran

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