À quelques jours de leur nouvelle manifestation parisienne, les responsables de la «Manif pour tous» ont ouvert un lieu de vente dans la capitale pour écouler leurs produits dérivés. Leur «boutique» n’a pas pour autant pignon sur rue. L’adresse est bien indiquée sur le site internet du collectif, mais sur place, rien n’indique sa présence: pas un drapeau, pas une enseigne pour attirer le chaland.

EN TOUTE DISCRÉTION
La seule chose qui distingue la façade de cet immeuble d’un autre, c’est qu’un homme est posté à l’entrée. Dès que l’on a l’air de chercher la boutique, il comprend et ouvre la porte cochère. «La porte verte au fond à gauche de la cour», indique-t-il avant de refermer le passage. Sur ladite porte, l’inscription «BOUTIQUE» griffonnée à la main sur une feuille de papier indique que l’on est bien arrivé.

À l’intérieur, un local étroit où ne pénètre pas la lumière du jour. Le faux plafond est troué par endroits. Des cartons béants alignés au sol laissent voir des pulls et des t-shirts à l’effigie de la «Manif pour tous». Sur une table, quelques sweats attendent patiemment les prochain-e-s client-e-s. Pour les vendeurs/deuses, des consignes très claires ont été affichées: «Noter tout. Pas d’affichage extérieur. Pas d’utilisation de l’ordinateur pour du privé».

Une heure et demie après l’ouverture, les sweats en taille M ont déjà disparu. «Il y a eu une razzia, il ne me reste plus que des pulls grande taille et enfant», précise un bénévole qui attend une prochaine livraison. Quelques exemplaires du livre de Virgine Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, pourtant retirés de la vente, font encore les fiers au coin d’une table.

Photo DR

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