L’ancien président polonais et prix Nobel de la Paix Lech Walesa a estimé que les homos n’avaient pas leur place au parlement sur une chaîne de télé polonaise. Lorsque la journaliste lui a demandé si les parlementaires LGBT devaient être assis «près du mur» du Parlement, parce qu’ils sont un groupe minoritaire, Lech Walesa lui a répondu «Oui, près du mur et même derrière le mur».

La suite est un festival d’homophobie:

«Dans tous les domaines, je leur donne proportionnellement à ce qu’ils représentent (…) Nous respectons la majorité, nous respectons la démocratie. C’est la majorité qui a construit la démocratie et elle appartient à la majorité. Et tout ce que nous avons, c’est qu’une minorité marche sur la tête de la majorité (…) Je ne veux que pas cette minorité, avec laquelle je ne suis pas d’accord – mais que je tolère et que je comprends – manifeste dans la rue et fasse tourner la tête à mes enfants et mes petits-enfants.»

«Je suis de la vieille école et je ne pense pas changer. Je comprends qu’il y ait des gens différents, différentes orientations et qu’ils ont droit à leur identité. Mais qu’ils ne changent pas l’ordre établi depuis des siècles. Je ne veux même pas en entendre parler. Qu’ils le fassent entre eux, et qu’ils nous laissent, moi et mes petits-enfants, tranquilles.»

La Pologne compte un député gay et une députée trans’ (lire Pologne: Percée arc-en-ciel aux dernières législatives).

Photo Medef