Il y a plus de trois siècles, le 22 octobre 1681, Louis Vergne, curé de Riom, en Auvergne, a uni «Jean Lacroix, fils de feu Jean et de feue Louise Voisel» et «Catherine Ebry, veuve de Jacques Ribeyre vivant tisserand», en présence de plusieurs témoins, notamment le frère du marié, Étienne Lacroix. Mais quelques jours plus tard, le mariage a fait l’objet d’une «sentence en officialité»: Jean Lacroix était en réalité «une fille travestie en garçon». Le mariage fut annulé, et la fille condamnée à jeûner.

Bien que l’on ait très envie d’y voir une histoire romantique, un amour interdit mais protégé par les proches des amoureuses, il est plus probable qu’il s’agisse en réalité d’une histoire d’héritage. «Il est impensable que, pour des raisons autres que financières, les familles aient consenti à un tel simulacre, assure Francine Mallot, responsable des Archives municipales de Riom, citée par La Montagne. À l’époque, on ne rigolait pas avec ça!»

À lire sur lamontagne.fr et Cultures & questions qui font débats.

Via IronicFrog.