À côté du grand vainqueur de la 38e cérémonie des Césars, Amour de Michael Haneke, le César du meilleur documentaire est venu très justement récompenser Les Invisibles, de Sébastien Lifschitz.

Une galerie de portraits, drôles et émouvants, d’hommes et de femmes homosexuel-le-s âgé-e-s.

Lors de l’avant-première Yagg des Invisibles, en novembre dernier, Sébastien Lifschitz avait résumé ainsi le propos de son formidable documentaire: «Qu’est-ce que c’est que de vieillir et qu’est-ce que c’est que de vieillir quand on est homosexuel?»

C’est une des grandes forces du film que de nous laisser avec une image revigorante de la vieillesse, grâce à des témoignages à la fois drôles et émouvants.

Lors de la cérémonie, Lifschitz a cité la déclaration des Droits de l’Homme de 1789: «Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits», pour expliquer qu’elle n’avait pas pris une ride. Une façon subtile de s’inscrire dans le débat actuel sur l’égalité des droits à travers le mariage pour tous.

Izia Higelin a reçu le César du meilleur espoir féminin pour Mauvaise fille de Patrick Mille et le très impressionnant Matthias Schoenaerts celui du meilleur espoir masculin pour son rôle dans De rouille et d’os, de Jacques Audiard.

La bande-annonce des Invisibles, de Sébastien Lifschitz:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Les Invisibles.

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