[mise à jour, 15 février, 10h20] Ajout de la décision du Conseil constitutionnel contre Corinne Narassiguin

Ex-députée des Français-es de l’étranger, dans la circonscription Amérique du Nord, Corinne Narassiguin a fait son entrée dans l’hémicycle en juin dernier. Par une décision du Conseil constitutionnel rendue le 15 février, son élection a cependant été annulée et elle a été déclarée inéligible pour une durée d’un an. En tant que responsable du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe pour le groupe Socialiste, républicain et citoyen (SRC), elle a régulièrement pris la parole lors de la discussion parlementaire. Au terme des 110 heures de débat, elle a confié à Yagg sa «fierté» d’avoir pu porter ce texte face à la «grande violence dans les sous-entendus des propos tenus par l’opposition».

Les détracteurs/trices du projet de loi ont très souvent mentionné la gestation pour autrui (GPA) dans le but d’effrayer les indécis-es. Élue d’un territoire où la GPA est légale par endroits, Corinne Narassiguin a nourri sa réflexion grâce à ses rencontres outre-Atlantique. Plutôt qu’une forme d’exploitation des femmes, la GPA y est perçue comme l’expression de «la liberté individuelle des femmes à disposer de leur corps», explique la députée. Selon elle, la France n’est toutefois pas encore prête à entrer dans ce débat, qu’elle juge pourtant «nécessaire».

Si vous ne parvenez pas à voir la vidéo, cliquez sur Corinne Narassiguin: Un débat sur la GPA est nécessaire

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